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-aujourd'hui que ces géans indiens font desvices ou des vertus perfonnifïées , & quetontes les fois qu’il eft queftion d’hommesd’une ftature démefurée dans les livres reli-gieux des Orientaux , ce font des êtresmétaphyfiques ou moraux. Bras furnumé-raires que ces peuples, de même que lesmythologues grecs , donnoîent à leursgéans. Fiâions des thalmudiftes juifs furles êtres gigantefques. Des fragmens deSanchoniathon, leur authenticité conteftée.ibid. 882. a , b. En parlant des géans,l’auteur de ces fragmens a digne leursdemeures fur des montagnes , qui avoient,dit-il , confervé le nom , comme lemont Cafïius , le Liban , l’Antiliban &le Brathy , dont la fituation eft maintenantinconnue. Os foffiles d’une grandeur ex-traordinaire , trouvés dans cette partie deTAfie. Antiquité des fables facerdotalesdes Egyptiens. Lieu de la Lybie , où lesanciens prétendent qu’on montrait un vil-lage pétrifié , & les os d’Anthée. Opinionridicule de quelques auteurs qui ont fou-tenu que la taille de l’homme alloit endiminuant d’âge en âge. Aucune caufephyfique ne peut produire une race con-tinue de nains ou de géans. ibid. 883. a , b.Si l’éducation, l’exercice & la nourritureinfluent fur la croiflance du corps'humain ,le plus grand & le moindre effet fe bor-nent à quelques pouces de plus ou demoins , comme il paraît par ce que leshiftoriens nous apprennent de la façon devivre & de la taille des anciens Germains.Obfervation faite fur l’entrée & les gale-ries de l’une des pyramides d’Egypte , quiprouva qu’en un laps de plus de troismille ans, il n’eft furvenu aucune altéra-tion dans la mefure que la nature a fixéeau corps humain. On voit d’ailleurs par lesplus anciennes momies , que les Egyp-tiens des premiers tems n’e'toient ni plusgrands ni plus petits que les Coptes ou lesEgyptiens modernes.
La mefure de la taille de l’homme à fixfies n’eft pas une borne que la nature nepuiffe pafler. Très-fouvent fans doute ona pris des offemensde grands animaux pourdes os de géans : très-fouvent on a donnédes fables pour des témoignages, ibid. 884..4, LI 1 eft arrivé encore qu’on a mal cal-Tomc JU.
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cuîé , & que fur des os détachés, on acru pouvoir donner aufqueîette entier unetaille qu’un calcul corrigé ne lui a pas don-née. Après bien des débats , il fe trouve'que les Patagons mieux connus ne fontque des hommes d’une belle taille , maisqui ne méritent pas le titre de géans. Ce-pendant il fe trouve de tems en tems desîommes qui paffent confidérablement lamefure ordinaire. Et pourquoi n’admettroit-on pas que cette même vigueur de l’an-cien monde , qui a prolongé les jours despremiers hommes , pouvoit donner à leuraccroiffèment un terme plus étendu. Pouradmettre aujourd’hui un peuple de géans,il faudrait que toute la nature devînt gigan-tefque dans la même proportion. Il fau-drait encore que la grofleur de leurs muf-cles , & î’épaifleur de leurs os fùfTent aug-mentées dans la proportion de leur lon-gueur. ibid. 185. a , b.
Géans , qui , félon diverfes traditions ,rendirent au commencement du mondeleur nom célébré fur la terre. XVI. 750.b. Fils d’un payfan d’Angleterre qui à fixans avoit cinq pies de haut. XXII. 676. b.Tombeau d’un géant trouvé dans une villede Lydie. XXXII. 850. a , b. Les pré-tendus os de géans reconnus aujourd’huipour ceux de quelque grand animal. XXIV.ni. b. note. Sur la prétendue taille gigan-tefque des Patagons , voyez, l’article deces peuples.
Géans, ( Mytboî.) D’où ils naqui-rent félon la fable. Defcription de cesgéans. XV 88j. b. Leurs entreprifes con-tre Jupiter. Fuite des dieux en Egypte.Comment Jupiter vint à bout de défaireles géans. Supplices auxquels il les con-damna. Explication de la fable des géans.ibid. 886. a.
Géant , origine de la fable des géans.XXIII. 618. a. Entaflèment de l’Ofla &du Pélîon par les géans. XXV. i>6. a.Explication de la fable des géans. X. 642. b.
GÉANS , pave'des. nat.) XXIV.
1028. b. XXX. 273. b. &c.
GEBEGYS , ( milice des Turcs^ ) armu-riers au nombre de 630. Lieu où ils de-meurent. Comment ils fontdiftribués. Of-ficiers qui les gouvernent Leur charge.XV. 886. b.
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