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faire avec fuccès cette combinaifon d’a-naiogie, eft d’avoir fcrupuleufement o'o-fervé chaque objet comparé. Dans cetteopération, le grand art n'eft pas de fup-pléer aux faits qui nous manquent, maisd’en combiner les détails connus ; d’ima-giner des circonftances , mais de favoirles découvrir. Il fera donc très - prudentde ne nous attacher qu’aux rapports les plusimmédiats , & de nous fervir de ceux quiont été vérifiés exaâement , pour nousélever à d’autres. Nous nous attacheronsd’abord aux analogies des formes exté-rieures , enfuite à celles des maftès ou desconfigurations intérieures ; enfin nousdifcuterons celles des circonftances. ïbid.2.1. 4 , b. Un point important fera de nepoint perdre de vue , ni de diffimuler lesdifférences les plus remarquables, ou lesexceptions les plus légères qui s’offrirontà nos regards dans le cours des rapportsque nous aurons lieu defaifir & d’indiquer.Troifieme claffe ; principes de la générali-fation des rapports. A force d’appercevoirdes effets particuliers, de les étudier, deles comparer , nous tirons de leurs rapportsmis dans un nouveau jour , des idéesfécondes, qui étendent nos vues; & e’eftdans ces circonftances délicates que l’ona befoin de méthode pour conduire fonefprit. En quoi confifte la généraîifation ;quels en font les objets & les procédés.ibid. 22. a, b. Avantages de cette opéra-tion. Utilité des principes qu’on en tire.Pour établir ces principes généraux, il eftnéceftaire que la généraîifation ait étéfévere & exacte. Si l’indudion par laquellevous avez généralife n’a pas été éclairéepar un grand nombre d’obfervations, leréfuitat général aura trop d’étendue. Né-ceflicé de diftinguer dans la difcufiion desfaits, l’effentiel de l’acceffoire, & de tenircompte des exceptions. Les obfervationsvagues & indéterminées ne peuvent fervirà l’étabîiffement d’aucun principe. Lesprincipes ont fouvent trop d’étendue ,parce qu’ils ont été rédigés fur des vuesambitieufes, dictées par une hypothefefavorite. Quel eft l’unique moyen dedonner à fes principes cecte folidité, cetteétendue, cecte précifion , qu'ils doiventacquérir,, tbld± 2ij,. 4 , b *.
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II. Second point que fauteur s’efi pro -pofe' de traiter. La divifion de notre globela plus générale, eft celle qui le préfentecomme partagé en grands continens & en; mers. Les deux portions générales de terres; fermes & des mers, s’étendent récipro-quement l’une dans l’autre St en différensfens. Mers médkerranées , golfes , anfes ,caps, promontoires, péninfules, différentesfortes de détroits ; ifthmes. Affectionsgénérales de forganifation extérieure duglobe, ibid. 24. a, b. Quatre grands con-tinens que comprend la terre ferme , dontil n’y en a que deux qui foient bien connus.L’ancien continent eft plus étendu vers lenord 1 cjue vers le fud ; on obferve le con-raire dans le nouveau. Degrés de latitudeoù fe trouvent le centre de l’ancien & lecentre du nouveau continent. Us paroiffenccomme partagés par deux ifthmes , l’uncelui de Suez , l’autre celui de Panama»Les deux continens s’élargiflent vers lenord , fe rétreciflent vers le milieu , &alongent une pointe, vers le midi. Lespointes de toutes les grandes prefqu’îlesregardent le midi. Les diverfes portions,des continens affrètent des pentes ,depuis leur centre jufques fur les côtesde la mer. La profondeur des mers aug-mente à mefure que nous nous éloignonsdes terres. Le bafîin de la mer nous oiîfedes inégalités correfpon lantes à celles ducontinent. Comment fe font formés lesgolfes , les promontoires, les caps , lesprefqu’îles. Obfervations fur les chaînes,de montagnes, ibid. zj. a , b. Où fe trou-vent les plus hautes montagnes & les plusbaffes. Chaînes parallèles à l’équateur quitraverfent l’ancien continent ; ramifications,de, ces chaînes de montagnes. Dans l’A-mérique le gifement des montagnes eft dunord au fud. Obfervations fur les pentesdes montagnes. Phénomènes très-curieuxque préfente la configuration des différentes,montagnes. Diverfes parties qu’on dif-tingue dans une mafte montueufe. Unechaîne de montagnes après avoir courudans un continent,fecontinue quelquefois,dans la mer, & va former par fes pointes,les îles qui font dans fa direction, ibid.j 2 6. a , b. Les détroits ne font que l’abaifofe.aie.nx naturel ou. la. rupture, forcée, des.