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a , b . Examen de la quefiion , s il efî vraique la géométrie donne à Pefprit de lafécilerefiè. On peut dire qu’un ouvrage ,de morale, de littérature , de critique ,en fera meilleur , toutes chofes d’ailleurségales, s’il eft fait par un géomètre. Unefprit fans jufteflè ne fauroit être faitpour la géométrie. On ne peut donc avoirl’efprit géomètre , c’eft-à-dire le talent dela géométrie, fans avoir en même te msl’efprit géométrique , c’eft-à-dire , l’efpritde méthode & de jufteflè. Si les géomè-tres fe trompent , lorfqu’iis appliquentleur logique à d’autres fciences qu’à lagéométrie, leur erreur eft plutôt dans lesprincipes qu’ils adoptent , que dans lesconféquences qu’ils tirent. Un géomètrediftinguera plus aifément dans les autresfciences ce qui eft évident d’avec ce quin’eft que vraifemblable , & les diversdegrés de probabilités. On s’imagine qu’unfavant exercé aux calculs , doit avoir Pef-prit du jeu dans un degré fupérieur ; ibii.40. a , b. cependant ces deux efprits fontfort différens , fi même ils ne font pascontraires. Utilité dont l’étude de la géo-métrie peut être pour préparer commeinfenfiblement les voies à l’efprit philo-fophique , & -faire fecouer peu à peu àcertaines contrées de l’Europe , le jougde Popprefiion & de l’ignorance fous lequelelles gnniffènt ? Les abus du tribunal del’inquifition ne font produits que parl’ignorance ; éclairez la nation, & lesminiftres de ce tribunal renonceront d’eux-mêmes à des excès dont ils auront re-connu l’injuftice & les inconvéniens. Com-ment l’étude de la géométrie amèneraitinfenfiblement la lumière dans une nationaâuellement plongée dans l’ignorance. Ré-ponfe au reproche qu’on fait d’ordinaireaux géomètres, de n’être pas fort portésà la foumiflion en matière de foi. ibid. 41.a, &c.
Géomètre. L’imagination neceftàire augéomètre comme au poète. I. { premièreédition ) xxvij. { troifieme e'dition _ ) xxix,difc. prélim. Obfervat'ion fur certains géo-mètres mauvais métaphyficiens. III. 71.a. Combien il ferait avantageux que nosgrands géomètres vouiuftent fe rabattrefur les premiers principes des nouvelles
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me'ehodes pour les bien éclaircir. XXVI.{première édition) 449- b. {troifieme édit.)451. a. Géomètre îcrupuleux. XXX. 411.b. De la connoiflànce que quelques géo-mètres de l’antiquité ont eue des fectionsconiques. XXX. $41. a.
GÉOMÉTRIE, définition : étymologiede ce mot. Cette étymologie femble nousindiquer ce qui a donné naifiance à la géo-métrie. Hifioire abrégée de cette fciexce.Origine de la géométrie en Egypte. Del’Egypte , elle p alfa en Grece. Thalès en-richit cette fcience de plufieurs propofi-tions. Après lui, vint Pythagore. Décou-verte qu’il fit de la fameufe propofition duquarré de Phypothénufe. Prétendu facri-fice dont il en remercia les dieux. Anaxa-gore s’occupa du problème de la quadra-ture du cercle dans la prifon où il avoitété renfermé. XVI. 42. a , b. Impiétédont il étoit accufé. Platon confidérécomme géomètre. Cas qu’il faifoit de lagéométrie. - Hippocrate de Chio : fa fa-meufe quadrature de la lunule : à quelleoccafion fon talent pour la géométrie fedéveloppa. Euclide : fes élémens de géo-métrie. Apollonius de Perge : fes ouvrages.A-peu-près en même tems qu’Apollo-nius , fleuriftoit Archimede; ouvrages quenous avons de lui. mi. 43. a , b. On neparle dans cette hiftoire que des géomè-tres dont il nous refte des écrits que letems a épargnés. Enumération de quel-ques autres. La géométrie & les fciencesen général, ne furent par fort en honneurchez les Romains qui ne penfoient qu’àfubjuguer le monde. Parallèle d’Archi-mede & de Cicéron. On donnoit à Romele nom de mathématiciens à tous les de-vins & aftrologues. Paffage de Tacite quimontre la profonde ignorance des Ro-mains dans les queftions de géométrie &d’aftronomie. Les Grecs eurent d'epuisPere chrétienne , & a (fez îong-tems aprèsla tranllation de l’empire, des géomètreshabiles : tems auquel vivoit Ptolomée.Pappus d’Alexandrie. Eutocius Afcalonite.Proclus. Dioclès. L’ignorance qui couvritla terre & fur-tout l’occident, depuis ladeftrudion de l’empire, nuifit à la géomé-trie comme à toutes les. autres fciences.ibid. 44. a, b. Ceux qui étoient un peu
moins