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fions impetueufes. Maniéré de fe conduireà l’egard des uns & des autres. Dès quevotre éleve vous fera remis, travaillez àétablir votre autorité. Débutez avec laplus grande p olitedîs ; mais que votre po-litefle foit impofante. S’il vient à vousmanquer, qu’il foit puni févérement. Al’âge où je fuppofe le jeune homme, iln’y a point de caractères indomptables.Lorfque votre empire fera bien établi,fongez à vous faire aimer. Ce n’eft pasl’autorité qui fait obftacle à l’amitié, c’eftla maniéré dont on en ufe. Dès que leshommes que vous avez à gouverner fontânftruits de leurs devoirs, ne leur faitesni grâce, r,i injuftice. Maniéré de témoi-gner l’amitié. Que ce foit la loi qui ordonneles punitions, & ne les exécutez qu’à re-gret. Elles feront rares, fi vous vous yêtes bien pris d’abord, & il importe qu’ellesle foient. ibid. 399. a, b. Parlez-lui, s’ille faut, avec force ; jamais avec impo- ilitefte. S’il eft vif, reprenez-îe avec pru-dence. Ne foyez point minutieux. Il y ades chofes graves fur lefquJles vous fe-rez obligé de revenir fouvent ; tâchez den’en avoir pas l’air... Moyens de diverfi-fier les leçons... Abaifiez fa hauteur, s’ilen a ; mais n’humiliez pas fon amour pro-pre, fur-tout en public. Méthode fo-
crarique à fuivre avec un éleve.... Forti-fiez les principes qu’il a ; donnez-lui ceuxqui lui manquent. Les premiers de tous& les plus négligés font ceux de la reli-gion. Quel frein, cependant, retiendrales grands, fi ce n’eft la religion ? Ma-niéré de l’imprimer dans le cœur d’unjeune homme... ibid. 400. a, b. Faitesvaloir à fes yeux les moindres chofes quefont pour lui fes parens ; faites envifagerâ votre éleve qu’il fera pere un jour. Cul-tivez , à tous égards, la fenfibilité de foname. Accontumez-le à remplir tous lespetits devoirs qu’impofent aux âmes biennées la rendreffe ou l’amitié. Apprenez-lui à aimer fon roi, à s’intéreftèr à lagloire & au bonheur de la patrie ; qu’ilfâche qu’on n’eft grand que par des ver-tus perfonnelles, & par le bien qu’on faitaux hommes. Attachez-vous furr tout àlui donner des idées de juftice. Traitez-te en homme fait, fi vous voulez qu’il
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le devienne. Apprenez-lui à fe relpeâer.Que la corruption du fiecle foit un nou-vel aiguillon pour lui. Il n’y a qu’un casoù l’on doive fe mettre au-deftbs de l’o-pinion du vulgaire ; c’eft lorfqu’on eft sûrde la pureté & de la grandeur de fes mo-tifs. Ce n’eft pas l’amour des louangesqu’il faut infpirer , mais celui de la vertu.ibid. 401. a, b. Ne négligez pas ces ver-tus d’un ordre inférieur, qui font le charmede la fociété, & qui y font d’un ufagecontinuel. Cultivez l’efprit, l’extérieur ,les maniérés de votre éleve dans l’air quilui eft propre. Qu’il aime les lettres, c’eftun goût digne de lui, c’eft même un goûenéceffaire. Moyen de le mettre à l’abridu ridicule... Le tems que votre élevepaflè avec vous, doit lui donner une ex-périence anticipée ; ne négligez rien dece qui peut la lui procurer... Utilité qu’ilaura retirée de l’étude de l’hiftoire... ibid.40Z. a , b. En lui montrant les fragilitésde notre efpece, ne la lui montrez pastrop en noir ; faites-la lui voir plus foibleque méchante, & capable de bien. Qu’ilconnoifie fur-tout l'homme de fa nation& de fon fiecle. Qu’il apprenne à jugerles hommes, non par leurs difcours, mai*par leurs actions. Il aura des fantaifies peuraifonnables, permettez-lui quelquefois deles fuivre, quand vous ferez sûr que l’ef-fet démentira fon attente. Ne lui parlezpoint en maître; raifonnez en ami. Voyeztout; mais ayez quelquefois l’air de nepas voir. Faites-lui remarquer, par leâexemples, les avantages de la fageftè, &les dangers du vice. Conduite qu’il fauttenir par rapport aux mauvais livres quilui tombent entre les mains. Les nœudsde l'autorité doivent fe relâcher, à me-fure que l’éducation s’avance. Le jourqu’il jouira de fa liberté , il fera charméde vous quitter ; mais fi vous vous êtesbien conduit, fon ivreftè ne fera pas lon-gue. Alors vos confeüs lui feront d’au-tant plus utiles, qu’il vous les aura de*
; mandés, ibid.- 403. a, b.
Gouverneur de la perfonne d’un prince.Importance de l’éducation, d’un jeuneprince. Qualités qu’il feroit à fouhaiterde trouver réunies dans fon gouverneur.Sources d’où les réflexions fuivantes ont
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