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[Tome troisième. - Tome quatrième.]
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ar:s & métiers , &c. ibld. 44.7. a , b.Mais il s’en fane beaucoup que la Francejouifï'e de ces revenus. On n’eftime guerequ’à 2, milliards la confommarion ou ladépenfe annuelle de la nation. Or, la dé-penfe eft à peu-près égale aux revenus,confondus avec les frais de la main-d’œuvre,qui procurent la fubfiftance aux ouvriersde tout genre , & qui font prefque touspayés par les productions de la terre. Onregarde continuellement l’agriculture & lecommerce , comme les reffources de nosricheffes. Mais le commerce & la main-d’œuvre , qui en eft inféparable, ne fub-fiftent que par l’agriculture. Supérioritédes vues de M. de Sully, ibid. 4^8. a , b.Les bonnes récoltes produisent beaucoupde fourrages pour la nourriture des bef-tiaux ; les 30 millions d’arpens de terresmédiocres feraient en partie deftinés aufîià cet ufage.il faudroit 10 millions d’arpensde prairies artificielles pour nourrir desbeftiaux , qui procureraient allez de fu-mier pour fournir un bon engrais aux ter-res qui , chaque année, doivent être en-fèmencées en blé. Si on fe procure parFengrais de la terre un feptier de blé deplus par chaque arpent, on double à-peu-près le profit. Ainfi l’on voit que la for-tune du fermier dépend du produit d’unfeptier ou deux de plus par arpent de terre.Il ne peut obtenir cet avantage que parJe moyen des beftiaux. Un fermier bornéà l’emploi d’une charrue , ne peut préten-dre à un gain confidérable. Les riches la-boureurs qui occupent plufieurs charrues ,cultivent beaucoup plus avantageufementpour eux & pour l’état, que ceux qui fontbornés à une feule. Les terres ne doiventpas feulement nourrir ceux qui les culti-vent , elles doivent fournir à l’état la plusgrande partie des fubfides. Les revenus duroi, du c ! ergé , des propriétaires, &c.tournent en dépenfes qui fe diftribuent àtous les autres états, ibid. 449. a , b. Mau-vais emploi des hommes dans les terrescultivées en détail par de petits fermiers.Oblervations fur la culture de la vigne &îe commerce des vins. Quels font les fer-miers par lefquels l’agriculture profpérera.Ceux qui n’envifagent les avantages d’unegrande population , que pour entretenir

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de grandes armées, jugent mal de la forced’un état. Avantages les plus effentielsd’une grande population. Pour juger del’état des richeffes du royaume, il ne fautpas les confidérer fimplement par rapportà leur quantité , mais auffi par rapport àleur circulation relative à la quantité , audébit & au bon prix des productions duroyaume, ibid. 450. a , b. Les biens pri-mitifs d’un grand état font les hommes ,les terres & les beftiaux. Défavantages d’unétat qui ne peut fe foutenir que par la fa-brication & le commerce de trafic.

Observations fur U taille levée fur l*~culture des grains. La taille pourroit parl’accroiflement des revenus, monter à uneimpofition égale à la moitié du prix dufermage. Ainfi en fe conformant aux reve-nus des propriétaires des terres qui fe-raient de 400 millions , la taille produiraitenviron 200 millions. En retranchant decette fomme f pour l’exemption des no-bles qui font valoir eux-mêmes la quantitéde terres permife par les ordonnances , ilrelierait 190 millions. Mais il faut ajouterla taille des fermiers des dixmes, qui réta-blirait au moins la fomme de 200 millions.La proportion de la taille avec le loyer desterres , eft la réglé la plus lure pour l’im-pofition fur ies fermiers, ibid. 451. a , b.Une des conditions eflèntielles pour l’aug-mentation des fermiers , eft de réformerles abus de la taille arbitraire. On ne peutétablir pour la taille aucune taxe fixe furles terres , dont le produit eft fufceptiblede variations par les différentes cultures.ibid. 4^2 . a , b. Ceux qui ont propoféunetaille réelle fur les terres , n’ont pas ima-giné les irrégularités qui naillèntdes diffé»rens genres de culture , & les variationsqui en réfuîtent. Obfervarion fur la ma-niéré dont on établit la taxe fur les paysd’état. Quelle eft la méthode la plus équi-table- pour l’établiflement de la taille dansl’état affuel, pour la grande &pour la pe-tite culture, ibid. 453. a , b. Détails fur cefujet. 4>4- a , b. Moyens de repeupler la :campagne de cultivateurs en état de réta-blir la culture des terres, ibid. 4 fÇ. *ybéL’impofition proportionnelle des autres ha-bitans de la campagne, peut être fondée

comme Ig taille fur des profits connus, La-