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ont été écrits en cette langue. Les Grecsnaturels parlent leur langue fans la cul-tiver. Les Turcs ont détruit les monumensde l’ancienne Grece, & méprifé l’étudedu grec. En quoi confifte la différenceentre le grec vulgaire & le grec littéral.
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Grecs. ( Philofophie des ) Cet articledivifé en trois parties, qui traitent de laphilofophie fabnleufe des Grecs , de leurphilofophie politique , & enfin de leurphilofbphie le Claire.
I. De la philofophie fabultufe des Grecs.XVI. 575. b. Ces contrées que le Grecorgueilleux traita de barbares , étoientpolicées, lorfque la fienne n’étoit habitéeque par des fauvages difperfés dans lesforêts. Cécrops, Egyptien, fonda la villed’Athènes. Cadmus de Phénicie élevadans Thebes des autels. Orphée de Thraceprefcrivoit aux Grecs la maniéré d’honorerles dieux. Le joug de la fuperftition fut lepremier qu’on impofa. De-là les premiersaccens de la poélie & de la mufique ;fiarchitedure fort d’entre les herbes , lalculpture du fond des carrières , & la mo-rale naît. Les premiers légiilateurs de laGrèce parlèrent aux fens & à l’imagina-tion , & amuferent les peuples par descérémonies voîuptueufes & gaies. A me-fure que les phénomènes les plus frap-pans fuccéderent , on y attacha l’exif-tence des dieux. L’ufage de ces premierslégiilateurs fut d’envelopper leurs con-noiflances fous les voiles du fymbole &de l’allégorie. Cependant la fuperftitionn’étouffa point dans ces peuples le fenti-ment de la liberté. La mythologie desGrecs eft un cahos d’idées , & non paslin fyftême. Dans les tems anciens, leslégiilateurs étoient philofophes & poètes.ibid. ^76. a , b. La vérité cachée fousi’emblême & l’allégorie ne fauroit plusêtre développée. Le nom de Prométhée,fils de Japhet , eft le premier qui s’offredans la philofophie faouleufe des Grecs.Hiftoire de Prométhée. Diverfes inter-prétations de cette fable, ibid. SU- a f > ^Linus fuccéda à Prométhée : il fut théolo-gien , philofophe , poète & muficien. Sesdiverfes inventions. Orphée fut difciplede.Linus. Sa célébrité. Ariftote & Cicéron
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prétendent qu’il n’y a jamais en d’Orphéeï'Hiftoire de ce légillateur. Ses différentesinftitutions dans la Grece. Empire éton-nant que cet homme extraordinaire exer-çoit fur les efprits. Effets merveilleux at-tribués à fon éloquence & à fon chant.ibid. 578. a , b. &c. Dodrine & philofo-phie d’Orphée. Diverfes réflexions fur lafable de fa defcente aux enfers, ibid. 570.b. Merveilles que raconte Ovide fur latête & la lyre d’Orphée. Les ouvrages quinous relient fous le nom de ce philofo-phe , & ceux qui parurent au commence-ment de l’ere chrétienne , au milieu dela diffenfion des chrétiens, des Juifs', &des philofophes païens , font tous fuppo-lés. Mufée fut difciple d’Orphée ; il eutles mêmes talens §c la mêmes philofophie ,& il obtint les même honneurs. Détailsfur fes inventions & fes ouvrages. Tha-myris fuccéda à Mufée.Amphion con-temporain de Thamyris. ibid. 580. a ,
b. De Melampe. Du poète Héfiode , fuc-cefteur de .Melampe , & contemporaind’Homere. Analyfe de fa théogonie. Com-mentaire de cet ouvrage. Explication queles chymiftes ont donnée de la fable deSaturne rapportée dan la théogonie. Oncite encore parmi les théogoniftes, Epi-ménide & Homere. ibid. 581. a , b. Ob-fervaticns fur Homere.
IL Philofophie politique des Grecs. Né-ceflxté des loix pour adoucir le caradereféroce d’une nation qui commence à feformer en fociété. Des meurtres , desrapts, des adultérés, des inceftes , desparricides, c’eft ce que nous offre l’hif-toire des premiers tems policés de laGrece, lorfque Zaleucus parut. Particu-larités fur ce légillateur. Détails de quel-ques faits qui montrent combien on exigeoi tde refped pour les loix, & quel dangerontrouvoit à en abandonner l’examen auxparticuliers. Charondas de Catane. Trip-tolême. Dracon. ibid. 581. a , b. Solon.Divers légiilateurs qui perfedionnerentl’ouvrage de Solon. Lycurgue : il n’écrivitpoint fes loix. Les fouverains purent lesmodifier félon les circonflances. Pihada-mante. Minos. Les fages de la Grece fuc-eéderent aux légiilateurs. Hiflonette dece qui leur mérita le titre de fa fe es On eft
d'accord