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[Tome troisième. - Tome quatrième.]
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munément que les enfans qui naiflent à huitmois, ne peuvent pas vivre ; &c. Cetteopinion paroît n’étre qu’un paradoxe ;peut-être même une exaâe obfervationde'montreroit-elle que ce n’eft qu’une er-reur. Cependant cette opinion que lesenfans qui naiflent à huit mois périffentplutôt que ceux de fept, eft fondée furl’autorité d’Ariftote. En général les limi-tes de la groffeffe font renfermées dansl’efpace de trois mois, depuis le feptiemejufqu’au dixième. Différences obfervéesdans les enfans même , relativement àla durée des grofteffes. Les fœtus des ani-maux n’ont qu’un terme pour naître. Ilparoît que les femelles des plus gros ani-maux , qui ne produifent qu’un petit nom-bre de fœtus , font conftamment celles quiportent le plus long-tems. L’accouchementdans ces diffërens animaux eft fans hémor-rhagie. ikid. 699. a , b. Caufes des varié-tés dans les termes de la grofteffe , del’exclufiondu/ÆfHj & des douleurs de l’en-fantement. Caufe de la ceflàtion des réglésdans la groflefte. Comment il arrive qu’ilparoiffe du fang depuis ce terme. S’il encoule en grande quantité , l’avortementfuivra. Effet de la première fupprefliondes réglés dans l’état de grofteffe. Pour-quoi les conceptions réuftiftent mieux,immédiatement après les réglés, que lorf-qu’elies fe font peu avant l’arrivée de l’é-coulement périodique. Les avortemenscaufés par la fécondé période font moinsfréquens que ceux qui font caufés par la pre-mière. Les fauffès couches font plus raresdans le milieu de la grofteffe qu’au com-mencement & à la fin. ibid. 700. a , b. Sidans le tems de la huitième révolutionpériodique, l’enfant ne venoit au mondeque par un effet de la foibleffe de la matrice,qui n’auroit pu réfifter au coup du fang,l’accouchement feroit regardé comme, unefauffe couche , & l’enfant ne vivrait pas :mais ces cas font rares. Caufe des diffé-rentes durées de grofteffe. Deux caufes del’accouchement ; la révolution périodiquedu fang menftruel, & l’a&ion propre dufœtus. Obfervation qui montre que le fœtushumain fait plus d’effort que les autres pourfortir de fa prifon, & que la matrice de lafemme ne fe prête pas auflï naturellement

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au paffage du fœtus , que celle des animaux,ibîd. 701. a , b. Régime pendant la groffeffe.Obfervations fur la température & la qua-lité de l’air la plus favorable aux fem-'mes enceintes, ibîd. 702. a , b. Elles doiventéviter de demeurer dans les campagnes ma-récageufes, au bord des rivières, dansle voifinage des égouts , fur les hautes*montagnes , ou dans les lieux trop expo-fés au vent du nord. Effet des odeurs &des vapeurs de charbon fur les femmesenceintes. Des réglés auxquelles il con-viendrait qu’elles s’affujettiffent dans lamaniéré de fe nourrir. Obfervations furles dégoûts & les fantaifies dans le man-ger, auxquels elles font fujettes. ibld. 703;a , b. De la boiffon des femmes groffes.De l’exercice : c’efl principalement dansles premiers tems de la grofteffe , quel’exercice pouvant être facilement nuifi-ble , eft prefqu’abfolument interdit. Quelledoit être la nature de l’exercice auquelune femme peut fe livrer durant fa grof-fefte. Aux approches de l’accouchement yle repos eft plus nécefiaire que dans aucunautre tems. ibîd. 704. a, b. Des diffère nsétats de fanté dans lefquels peut fe trouverla femme. Il en eft peu où le fommeilparoiffe lui convenir autant que pendantla grofteffe. Mais le fommeil doit êtreproportionné à fes forces & à l’exercicequ’elle fait. Les femmes enceintes doiventéviter tout ce qui peut fouetter le fang& faire reparaître l’évacuation périodi-que , comme étant alors contre-nature.Comment on peut remédier aux inconvé-niens qui réfultent de la fuppreflion natu-relle des menftrues, & à ceux qui vien-nent de la conftipation. De tous les étatsde la vie, il n’en eft point dans lequella fenfibihté de la femme foit plus mar-quée & plus nuifible que dans la groffeflè.ibid. 705. a , b. Maux que peuvent cauferau fœtus les paftions de la mere. On peutjuger des mauvais effets des paftions dansles femmes groffes, par ceux qu’elles pro-duifent pendant l’évacuation menftruelle.Précautions que chacun doit prendre pourne point exciter les paftions dans les fem-mes enceintes. Attentions qu’elles-mêmesdoivent avoir à cet égard, ibid. 70 6 . a 9b. Obfervations fur le mal qu’elles peu-