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modernes. Divers objets de la fcience desgénéraux. Poîybe confeiile à ceux qui af-pirent au commandement des armées ,d’étudier les arts & les fciences qui ontquelque rapport à l’art militaire, ibi d.(prem.édition ) 7^8. a , b. ( troifieme édition ) 762,.a , b. Détails fur ce qui regarde l'exécutionou les principales operations de la guerre.Deux fortes d’aéfions militaires , félonPolybe ; celles qui fe font à décou-vert & par force , & celles qui fe fontpar fineftè & par occafion. Obfervationsfur ces dernieres. Avant de commencerla guerre , il eft important d’avoir desvues & des deffeins : c’eft ce qu’on appelle ,fuivant M. de Folard, re'gler l'état de laguerre. En quoi confident les préparatifsde guerre. Précautions à prendre pourn’être point diftrait de la pourfuite de fonobjet. Le prince qui médite une guerre doitencore s’appliquer à connoître le génie defon ennemi , & le caraétere de fes géné-raux , fes propres forces & celles de fonennemi. Parti qu’il doit prendre s’il fentque l’ennemi lui foit fapéneur en forces.ConnoiiTances qu’il doit fe procurer dupays qui doit être le théâtre de la guerre.ibid. ( première édition ) 759 .a, b. ( troi-fieme édition ) 703. a y b. Lorsqu'on eftentré en campagne, il ne s’agit plus dedélibérer , mais d’entamer avec vivacitéles opérations qu’on s’eft propofé d’exé-cuter. Il ne faut pas toujours régler l’étatde la guerre fur le nombre & la qualité' desforces que l’on veut oppofer à l’ennemi.Un Turenne réglé l’état de la guerre furla grandeur de fes connoiffànces, de foncourage & de fa hardieflè.On doit toujourscommencer la guerre par quelque aéiiond’éclat, & ne point fe lailfer prévenir.
De la guerre offenfive. Il faut être in-formé des forces de fon ennemi. Si lepays qu’on veut attaquer eft bordé deplaces fortes , il faut attaquer le quartierqui y donne une entree libre , Ô'c. tom-ber fur les places dégarnies. &c. Choixdu lieu où doit camper farinée. Il faut
ufer de diligence pour l’exécution des pro-jets qu’on a formés. Importance d’unepremière bataille donnée à propos -ibid.(première édition) 760. a , b• (troifiemeédition ) 7 H- a > b. Quelque incertain que
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foit le fuccés des batailles, il paroît que Jloin de les éviter au commencement d’uneguerre , il faut chercher foccafton d’endonner. Cependant il ne faut rifquer unebataille qu’avec beaucoup de circonf-peéfion. M. le maréchal de Saxe n’étoitpoint pour les batailles, fur-tout au com-mencement d’une guerre. Mais en fuivantla méthode qu’il preferit, la guerre eftplus longue & moins décifive. C’eft pour-quoi cette conduite excellente dans la guer-re défenfive , ne l’eft peut-être pas autantdans l’oftenfive. Sentiment de Montecu-culli contraire à celui du maréchal de Saxe.M. de Puylcgur penfoit fur les batailles d-peu-près comme ce dernier. Il eft certainque fi l’on peut fans donner de batailles,exécuter les différentes chofes que l’on s’eftpropofées , il y auroit de l’imprudence àen rifquer l’événement : mais il y a plu-fieurs circonftances où elles font inévitables.Ibid. (première édition) 761.4 , b. ( troi-fieme édit.) 765. a y b. Ce qu’il y a d’ef-fentiel, c’eft de favoir fe foutenir , & nepoint fe décourager pour avoir été pouffé& même battu dans quelques endroits defa ligne. Paroles de Polybe fur ce fujet.Exemples de cette forte d’habileté: celuide Philopémen dans la bataille de Manti-née. Celui que M. de Turenne rapportedans la bataille de Nordlingue. Un desprincipaux avantages de la guerre offen-five , c’eft de faire fubfifter l’armée auxdépens des ennemis. Confeil de Walfteinà l’empereur Léopold Ignace, qui fe plai-gnoit de ne favoir où prendre des fondspour payer fes armées. Réflexions du prin-ce d’Orange en faveur de la guerre offen-five.
De la guerre defenfive. Celle-ci eft beau-coup plus difficile & plus favante que la pré-cédente. Dans la guerre offenfive, on comp-te pour rien ce qu’on manque de faire, ibid.
( première édit. ) 7 61. a , b. (troifieme édit. )
766. a , b. Dans la défenfive , la moindrefaute eft mortelle. Il eft difficile de pref-crire des maximes générales dans cetteforte de guerre. Cette guerre a été outout-à-fait imprévue , ou elle n a pas étéprévue aftez tôt, ou la perte d’une ba-taille ou de quelque place conudérable , l’arendue telle } quoiqu'elle eut eu un autre
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