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[Tome troisième. - Tome quatrième.]
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propre à exécuter avec force, adreffeexaditude & célérité, tous les ades propresà le faire combattre avec avantage. Soinsque prenoient les anciens pour former lesjeunes gens aux exercices du corps fi né-ceflâires à l’homme de guerre... C’eft par-la que la Grèce multiplioit fes forces, &pre'paroit fes enfans à devenir intrépidesdans les combats. On en voit un exemplefrappant dans l’adion des 300 Lacédémo-niens pour la défenfe du pas des Thermo-pyles. Le meme art fut cultivé chez lesRomains , leurs plus grands capitainesen donnèrent l’exemple ; mais bientôt leluxe &IamoI!effe s’introduifirent, Iorfquela voix de Caton & fon fouvenir eurentperdu leurs droitsdansla capitale du monde.XVI. ( première édition) 770. a , b. ( troi -fitme e'elition ) 774. a , b. Il n’eft point denation où les exercices du ccrps aient étéplus long-tems pratiqués que chez les Fran-çois. Détails fur cette éducation militaireqn’on donnoit aux jeunes gens. Commentcette éducation dégénéra infenfiblementfous la minorité du feu roi. Les ordonnancesdu roi ont remédié à cet abus ; & la raifonéclairée démontre à l’homme de guerre ,que lorfqu’il ne fe tient pas en état de biencombattre de fa perfonne , il s’expofe àdevenir inutile à lui même & à fa patrie ,& adonner l’exemple de lamolleffeàceuxqui font fous fes ordres. Expofé fans ceftèà la vue des hommes, le véritable honneurdoitaufli faire fentirà l’homme de guerrequ’une réputation intade eft la première deroutes lesrécompenfes. Sentimens d’huma-nité qui doivent l’animer, ibid. ( premièreédition ) 771. a , b. ( troifîeme édition) 773.a, b. Voyez, Militaire.

Guerre. (Droitnat. & politiq.) Ellea régné dans tous les fiecles fur les pluslégers fondemens. Maux qu’elle a entraînés.Pallions qui en font le principe. La guerreeft légitime fi elle fe fait pour des raifonsévidemment juftes ; elle eft illégitime , fion la fait fans une raifon jufte & fuffifante ;aulfiles fouverains ont grand foin de répan-dre des manifeftes pour juftifier la guerrequ’ils entreprennent, tandis qu’ils cachentfoigneufement les vrais motifs qui lesdéterminent. Dans une guerre parfairement jufte, il faut que la raifon juftifica-

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tive fe confonde avec le motif , que lefôuverain r.’entreprenne la guerre que parla nécelfité de pourvoir à fa confervation.XVI. ( première édit. ) 772.4 , b. ( troifîemee'dition ) 776. a , b. Quels font les cas danslefquelson peut regarder une guerre com-me injufte. Quelles font les feules vuesqu’on doit fe propofer dans une guerrejufte. Quelques auteurs politiques diftin-guent encore la guerre en offenfive & dé-fenfive. ün peut admettre cette diftindion,pourvu qu’on ne la confonde pas avec cellequi vient d’être établie,& qu’on ne penfepasque toute guerre défenfive foit jufte. &toute guerre offenfive injufte. Puifquela guerre entraîne inévitablement une infi-nité de maux , on ne doit fe porter à cetteextrémité terrible , qu’après les plus mûresconfédérations. Ufage desanciens Romains,qui montre avec quelle circonfpedion ilsfe déterminoient à faire la guerre, ibid.(première e'dition) 773. a, b. (troifîemeédition ) 777, a , b. Il faut , avant qued’en venir à la voie des armes , qu’ils’agiffe de la chofe de la plus grande im-portance , que l’on ait quelque apparencede réuflir , & qu’il y ait une nécefîité abfo-lue de prendre les armes. Non-feulementce font-là des principes de prudence & dereligion ; mais les loixdela fociabilité &l’amour de la paix ne permettent pas auxhommes de fuivre d’autres maximes. Lajuftice du gouvernement oblige les fouve-rains à s’y conformer par une fuite de lanature & du but de l’autorité qui leur eftconfiée. En faifant la guerre , il faut obfer-ver encore de ne pas pouffer les ades d’hofitilité au-delà de leurs bornes & de leursbefoins abfolus. Expofmon des trois réglésqu’établit Grotius , pour faire comprendrequelle eft l’étendue des droits de la guerre,& jufqu’où ils peuvent être portés légiti-mement. ibid. (première e'dition) 77y. 4,b. (troifîeme e'dition ) 778. a , b. Il eftcertain qu’on peut tuer innocemment unennemi qui a les armes à la main : je disinnocemment , non-feulement aux termesdelà juftice extérieure , & qui paffepourtelle chez toutes les nations , mais encorefélon la juftice intérieure & les loix dela confcience. Par la même raifon , ileft permis d’endommager les biens dgF f ff ij