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[Tome troisième. - Tome quatrième.]
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adverfaires. ibld. 139. , b. Pourquoi l’on

s’eft avifé dans le (eizieme fiecle , de dou-ter de l’antiquité de la pon&uation. Pour-quoi les bibles que les rabbins lifent dansleurs fynagogues ne font point ponâuées.ibid. 140. b. Les cabaliftes font aufli peude cas de la ponûuation : quelle en eftla raifon. Plus on réfléchit fur les opé-rations de ceux qui les premiers ont eflàyéde repréfenter les for.s par des caraâeres,& moins l’on peut concevoir qu’ils aientprécifément oublié de donner des Agnesaux voyelles , qui font les meres de tousles fons poflibles, & fans lefquelles on nepeut rien articuler.. ..Si donc, il nouseft parvenu des livres fans ponctuation ,il en faut chercher la caufe dans ce goûtdu myftere qu’affectoient les fages de lahaute antiquité, ibid. 141. a , b. Les nationsayant été détruites , les fages ont été dif-perfés, fouvent ils ont péri, & leurs myf-teres avec eux. Alors la privation desexemplaires pondues donna lieu à unefcience nouvelle , qui fit refpe&sr lesécritures non ponduées, & qui en répanditle goût dépravé chez divers peuples. Onn’y chercha que des chofes fublimes , &ce qui n’y avoir jamais été fans doute.Comment les nations abuferent de l’écri-ture fans voyelles, & s’en fervirent pourcompofer ou amplifier les légendes, detous les fantômes populaires.... ibid. 142..et , b. De-là font provenues ces variétés fifréquentes entre nos étymologiftes , quin’ont jamais pu s’accorder , parce quechacun d’eux s’eft affedionnéà la racinequ’il a faifie. L’art d’envifager un motfous toutes fes combinaifons poflibles , dele tourner & retourner en mille maniérés,a été une des principales fources de lamythologie... LesFabuliftes abuferent ainfides écritures myftérieufes, que les malheursdestems avoient difperfées par le monde ,& qui le trouvoient féparées des voyellesqui en avoient été la clé primitive. Pour-quoi les Afiauques ont toujours conferveun invincible penchant pour la fable & pourle myflere. ibid. 143. a , b. Reflexionsqui montrenr que Moïfe s’eft fervi de Ré-criture ponduée dans les exemplaires qu’ilremit à l’ordre facerdotal , & dans ceuxqu’il répandit parmi le peuple. Il çft dif-

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elle de penfer que les copies en aientété très-fréquentes, bien que chaque Ifraë-Iite fût obligé dans fa jeunefte de tranf-crire une copie de la loi : nous favonsallez avec quelle négligence les Hébrguxobfervoient les préceptes de leur légifla-teur. Tableau des infidélités de la nationJuive. Les exemplaires delà loi étant doncdevenus très-rares , peut-être les enfansd’Aaron, prenant l’efprit myfténeux desminiftres idolâtres, fe réferverent la con-noiflance des exemplaires pondués , pourfe rendre les arbitres de la loi ; peut-êtrene s’en fervoient-ils dès-lors que pour larecherche des chofes occultes , commeleurs defeendans le font encore. Quelleput être la raifon pour laquelle Ezechiasfit brûler les ouvrages de Salomon, ibid.144. a , b. La nature de l’écriture hébraï-que a pu donner lieu , foit à la rareté descopies , foit à l’idol atrie dans laquelle Ifraëleft fi fouvent tombé. De la confervationdes livres facrés qui n’ont pu nous par-venir qu’à travers une multitude de hazards.Ce ne fut que dans les fiecles qui fuivirentle retour delà captivité de Babylone, queles Juifs fe livrèrent à l’étude & à la pra»tique de leur loi, fans aucun retour versl’idolâtrie. Les premiers fiecles après cerétabliflement dans leur patrie furent lebel âge de la nation Juive, ibid. 145. a, b.Services qu’il reçurent d’Efdras. Ces fer-vices exprimés dans la fignification mêmedu nom de ce reftaurateur. Comment fefit la reftauration des livres de Moïfe , &le renouvellement de la loi. Depuis cetteépoque, le zeledes Juifs pour leurs livresfacrés ne s’eft jamais ralenti. Refped fu-perftitieux qu’ils ont confervé pour chaquelettre même de leurs livres facrés. Goûtque nos favans commencent à prendre pourles bibles fans pon&uation. Différentesméthodes dans la maniéré d’écrire dedivers peuples, les unes de droite à gau-che, les autres de haut en bas , d’autresenfin de droite à gauche & de gauche àdroite alternativement, ibid. 14 6 . a, , b.

III. De l'origine de la langue & de fesrévolutions chéries fJeareux.L'ïixûoiïe dela langue hébraïque n’eft chez les rabbinsqu’un cifîu de fables , & qu’un ample fujetde quçftiens ridicules & puériles, Quelle