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[Tome troisième. - Tome quatrième.]
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a. Tumeur fous la langue appeilée gre-nouillette. XVI. 664. a , b. Inftrumentdeftiné à racler la langue , pour enleverune pituite limonneufe qui exude de fesglandes. XXVIII. 221. b. &c. Défauts dela langue qui empêchent un enfant d’al-laiter. II. 137. b. &c.

Langue , ( Gramm. ) critique de ladéfinition du mot langue donnée par duTremblay. XIX. 559. a. b. Définitiondonnée par l’auteur. Diiflrens dialeéfesd’une langue nationale chez des peupleségaux & indépendans les uns des autres.Si la nation eft une par rapport au gou-vernement , il ne peut y avoir dans famaniéré de parler qu’un ufage légitime.Différence entre langue & idiome , & en-tre langue & langage. Trois articles prin-cipaux auxquels peut fe réduire la théoriedes langues. Ouvrages à confulter fur cequi concerne les langues en général, ibid.560. a , b.

Article I. Origine de la langue primi-tive. Auteurs qui ont penfé que les hom-mes nés muets, épars dans les forêts , neparvinrent que par degrés à articuler leursfons , & à fe les communiquer commelignes de leurs idées. Réflexions fur cettehypothefe. C’eft s’expofer à contredire letémoignage le plus authentique rendu à lavérité par l’auteur même de toute vérité,que d’imaginer des hypotflefes contrairesà quelques faits connus par la révélation,pour parvenir à rendre raifon des faits na-turels. Quel parti a tiré M. J. J. Rouflèaude la fuppofition de l’homme né fauva-ge, pour expliquer le fait de l’origine deslangues, ibid. 561. a , b. Il y a trouvé lesdifficultés les plus grandes , & il eft con-traint à la fin de les avouer infolubles.Partage tiré de cet auteur, ibid. 562. a, b.&c. M- Rouflèau ayant vu d’une maniérédémonftrative que les langues ne peuventtenir à l’hypothefe de l’homme né fauva-ge, ni s’être établies par des moyens pu-rement humains; que ne^ concîuoit-il lamême chofe de la fociété, que n’aban-donnoit - il entièrement fon hypothefe ?ibid. 564. b. Impoffibilité de fuppofer l’exif-tence des langues avant celle dès fociétes,& l’exiftetice des fociéiés avant celle deslangues. D’où il fuit que fl l’on s’obltine

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ù vouloir établir la première langue & lapremière fociété par des voies humaines ,il faut admettre l’éternité du monde , &renoncer par conféquent à une premièrefociété, & à une première langue pro-prement dites ; fentiment abfurde , pffif.qu’il implique contradiction. Si les hom-mes commencent par exifler fans parler ,jamais iis ne parleront. L’organe de la pa-role demeure oifif & inutile , s’il n’eft misen jeu par les impreflions de fouie. Exem-ples de quelques enfans qui élevés par unechevre n’imiterent que le cri de cet ani-mal. Faufle conféquence qu’en tira un roid’Egypte. Confldérations qui prouventqu’il n’y a point de langue naturelle. ibi,l.

565. a, b. Pourquoi le langage des ani-maux eft invariable , au lieu que celui deshommes eft fujet à tant de changemens ,& a été fi prodigieufement diverfifié. No-tre langage interjeefif eft inaltérable com-me celui des animaux , parce que lésionsque la nature nous diâe dans les grandsmouvemens de l’ame, ifont les mêmespour toutes les langues. Dieu feul a puinfpirer aux premiers hommes l’envie &l’art d’imaginer les mots & les tours né-ceftaires aux befoins de la fociété naif-fante. Ce fentiment confirmé par l’écri-ture-fainte : Eccléliaftiq. XVII. 5. ibid.

5 66. a, b. & Genef. il. 19. 2r„

Article IL /Multiplication miraculeufi

des langues. Paflàge tiré du Spectacle dela nature, tom. F'HI, part. I, pag. 96& fuivantes, dans lequel M. Pluche prou-ve la vérité du témoignage de Morte furcette multiplication miraculenfe. ibid. 567.a , b. &c. On ne fauroit déterminer enquoi confifterent les changemens intro-duits à Babel dans le langage primitif, &de quelle maniéré ils y furent opérés.L’auteur montre que la confufion du lan-gage primitif fut fubite , & que ce feroitune véritable iilufion , que de vouloir ex-pliquer par des caufes naturelles , tk quin’auroient agi qu’infenfiblement & à la.longue , un événement qui ne peut êtreque miraculeux, ibid. 569. b. &c. Senti-ment de du Tremblay lur la maniéré dontfe fit la révolution étonnante qui fit aban-donner l’entreprife de Babel, ibid. 570. b„Obfervations de l’auteur fur cette hypo-