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[Tome troisième. - Tome quatrième.]
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diverfement les mêmes idées. Deux fortesd’idées conftitutives dans la lignificationdes mots, 1 idée fpécifique & l’idée in-dividuelle. ibid. 577, a, b. Dans chaqueidée individuelle, il faut diftinguer l’idéeprincipale & l’idée accefioire. Or dans unelangue , l’idée principale peut conftituerfeule l’idée individuelle , & recevoir dansune autre quelque idée accefToire ; ou bien ,s’allier d’une parc avec une idée accefToire,.& de l’autre avec une autre toute diffé-rente. Cette fécondé différence des lan-gues eft un des grands obftacles que Tonrencontre dans la tradudion, & dans l’ou-vrage d’un didionnaire.

§. II. On trouve dans l’ufage que leslangues font de la voix, des procédéscommuns à tous les idiomes, & d’autresqui achèvent de caradérifer le génie pro-pre de chacun d’eux, ibid. 578. a , b.i°. Un premier ordre de mots qui fetrouvent à peu près les mêmes dans toutesles langues, ce font les interjedions. Onpeut aux interjedions joindre dans le mêmerang , les accens. Ils font famé des mots ;ils en marquent Tefprit ; ils font le fon-dement de toute déclamation orale ; ilsnaiflènt de la fenfibilité de l’organifation.Pourquoi la langue italienne eft plus ac-centuée que la nôtre. Un fécond ordrede mots, où toutes les langues ont encoreune analogie commune , ce font les motsenfantins, Obfervaîions fur les mots abba 3papa , marna , amtnon, &c. ibid. J79. a , b.Pourquoi dans aucune des langues où lesmots papa & marna font en ufage, il n’eftarrivé que papa fignifïe mere , & marnapere. Il eft naturel de penfer que les di-verfes parties de l’organe de la parole neconcourent à la nomination des objersextérieurs que dans Tordre de leur mobi-~lité. Quel feroit le genre de travail parlequel on parviendroit à donner le dic-tionnaire des mots les plus néceftàires àla langue primitive & les plus univerfelsaujourd’hui. Un troifieme ordre de motsqui ont dans toutes les langues les memesracines, ce font ceux que nous devons al’onomatopée, ibid. 580. a , b. Enfin il y adans la plupart des langues une certainequantité de mots entés fur les mêmes ra-cines y & dçftinés à la même fignification

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ou à des lignifications analogues , quoiqueces racines n’aient aucun fondement , dumoins apparent, dans la nature. Com-ment s’eft faite cette tranfmiflîon. 2°. Descaufes qui ont introduit dans les languesdes différences matérielles. Le climat,l’air, les lieux , les eaux, le genre devie produifent des variétés confidérablesdans la fine ttrudure de Torganifation.L’ufage des articulations rudes défigneun peuple fauvage. Les articulations liqui-des font une marque de nobîeftè & dedé-Iicateffè. Application de ces principes auxlangues chinoife, italienne, latine, grec-que , françoife , allemande , angloife ,efpagnole. ibid. fSi. a , b. Jugement deCharles-Quint fur quelques-unes de ceslangues.

IH. i°. De la génération fucceftivedes langues. De ce qu’on appelle ordi-nairement langue mere. Quels font les ti-tres qu’on a coutume d’alléguer de la fi-liation des langues. Comment le P. Bou-hours caradérife les langues efpagnole ,italienne & françoife qu’il regarde commedérivées du latin. Gbiervations de l’abbéGirard fur cette prétendue dérivation deces trois langues, ibid. 58 z. a , b. Carac-tères auxquels on peut recor.noître l’ori-gine & la parenté des langues. Impofllbi-lité de déterminer les langues qui doiventêtre qualifiées de langues-meres. L’analogiedes mots ne peut être une preuve fiiffifanrede la filiation des langues. Quel eft le vraimoyen d’établir cette filiation, ibid. 583. 4,b. Comment peut fe faire la générationdes langues & ce qu’on entend par unelangue nouvelle. De deux langues engen-drées l’une de l’autre , l’ancienne & la mo-derne font également analogues ou égale-ment tranfpofitives. Différences qu’ellespeuvent avoir: ibid. 583.. a , b. caufes deces différences. 2°. Examen de la qaeftiondémérite refpedif des langues & du de-gré de préférence, qu’elles peuvent pré-tendre les unes fur les autres. Si Ton neporte fus vues que fur h fimple énoncia-tion de la penfée, on comprendra aifé-ment qu’il n’y a point de langue qui n aittoute la perfedion poflible & néeefiaire àla nation qui la parle, ibid. 585. a, b. Sil’on veut envifager tout le parti que Tqrç