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îiîodeftis, &c. Cependant la modeftie 3 u-ne langue tient plus aux mœurs dé ceuxqui la parlent, qu’à la nature de la languemême. A l’égard de la clarté, la languefrançoife mérité de grandes louanges ; maisil n e/l pas toujours néceffaire de portercette clarté au dernier degré de la certi-tude , & il paroît que c’eft notre lot. Legénie timide de notre langue ofe raremententreprendre de rien faire contre les ré-glés , pour atteindre à des beautés où ilarriveroit , s’il étoit moins fcrupuleux.XIX. 590. a , b. Elle ne peut admettreles inver/ions., & cependant les phrafesfirançoi fes auraient encore plus befoin del’inverfion pour devenir harmonieufes, queles phrafes latines n’en avoient befoin. Ellene peut éviter fouvent une collifion défa-gréable de fons entre les voyelles, qu’enfacrifiant l’énergie du fens à l’harmonie.Les Grecs abondent en terminaifons & eninflexions , le françois fe borne à toutabréger par fes articles & fes verbes auxi-liaires. Notre langue eft peu propre au ftylelapidaire. Elle n’a point en partage l’har-monie imitative, ibii. 591. a , b. Elle man-que de mots compofés, & par conféquent del’énergie qu’ils procurent. Elle a peu de dimi-nutifs. Enfin il y a un très-grand nombre dechofes eflentielles qu’elle n’ofe exprimer.par une faufie délicatefle. Des richeÊesquela langue françoife a acquifes fous le régnéde Louis XIV! Elles font femblables à celles.que reçut la langue latine fous le fiecle.d’Augufte. Les lumières que les fiecles ontamenées , fe font toujours répandues furla langue des beaux génies. Ces deux der-niers fiecles ont produit dans notre languetant d’ouvrages admirables , qu’elle eftdevenue la langue des nations & des coursde l’Europe. Richefles que le François ti-reroit des arts , s’ils étoient plus familiers.Défauts de cette langue, ibid. 592.. a , b.Si en lui confervant fon génie , on l’enri-clûlibit de la vérité de l’imitationcemoyen la rendrait du moins propre à fairenaître les émotions dont nous fortunes fuf-ceptibles. Ouvrages fur la langue françoife.
ibid. $43. Foyez, François.
LANGUE desCantabres. ( Hi/l. dis Lan-gues ) Langue des habitans de la partie fep-tentrionale de l’Efpagne , avant que ce paysTome IF. '
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eût été fournis aux Romains. Il ft’eft pasvraifemblable que cette langue ait été cellede toute l’Efpagne. Provinces où elle fub-fifte encore. Elle n’a point de rapport avecaucune autre langue connue. La plupartde fes noms finiffent en a au fingulier &en ac au pluriel. Commencement de lapriera dominicale dans cette langue. XIX.
Langue nouvelle. Projet de former unelangue univerfelle attribué à M. Leibnitz.Impofiibilité de faire réuffir cette entre-prife. XIX. ^93. b. Confeils du P. Lamifur la maniéré de compofer cette langue.Explication d’un fyftême qu’a trouvé l’au-teur , au moyen duquel on peut former unlangage laconique & fimple , qui peut êtrevarié ù l’infini & avec lequel on efl bientôten état de parler & d’écrire , de maniéré àn’êrre entendu que par ceux qui en aurontla clé. Plan de la conjugaifon. ibid, 594. a, b.Modèle de conjugaifon abrégée du verbeauxiliaire correfpondant au verbe être ,d’un verbe aéfif , d’un verbe pafîïf , &d’un verbe réciproque, ibid. f9>. a , b &c.Plan & modèle de déclinaifon. Pronoms.Noms de nombre, ibid. 598. a , b.
Langue nouvelle , (projet d’une) XVII.84. a.
LANGUE de cerf, ( Botan .) caraéteres dece genre de plantes. Defcription de l’ef-pece la plus commune. Capfules élaftiquesoù les femences font contenues. Expériencede Ray qui montre la maniéré dont ces fe-mences s’élancent de ces capfules. Lieux oùcroît cette plante, ibid. XIX. 599. 4, b.Foyez, Scolopendre.
Langue de cerf, ( Mat. medic. ) odeur& goût de cette plante. Analyfe. Vertusqu’on lui attribue. Maladies auxquelles elleconvient. Maniéré d’en faire ufage. ibid.
LANGUE de chien , ( Botan. ) caraéle-res de ce genre de plante. Son nom bo-tanique eft cynoglojfe. Defcription de laprincipale efpece de cette plante. Sonodeur. Propriétés de la racine. X IX.600. a , b.
Langue de ferpent, ( Botan .)caraéierede ce genre de plante, ibid.
Langue de ferpent, ( Mat. medic. )compofitions dans lefquelles fa feuille eft.employée, ibid.
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