Band 
[Tome troisième. - Tome quatrième.]
Seite
528
JPEG-Download
 

^0 MER

monde. XXI. 605. b. Voyez, leuiÿ articlesparticuliers.

Merveilles du Dauphine', ( Eifl.nat, ) Réflexion fur ces merveilles. On encompte fept, lavoir , !a fontaine ardente ,

XXI. 6cÇ. b. la tour fans venin , la mon-tagne inacceiïible , ou le mont de l’aiguille,(Voy.XXll. 184. b.) les cuves de Saiiénage,la manne de Briançon , le pré qui tremble ,£~ la grotte de Notre-Dame de la Balme.

( Voyez, XV I. 72.4. b. ) Obfervations furchacun de ces objets. Aux merveilles donton vient de parler, quelques auteurs ajou-tent , la fontaine vineufe , le ruifleau deBarberon , & les eaux thermales de laMotte. XXI. 606. 4 , b.

Merveille , pomme de , ( Botanlq. )

XXII. 101. a. Efpece de ce genre , nom-mée bempavel. IV. 7 2 - 3 • *■

MERVEILLEUX , ( Litte'r. ) friionshardies dans la poéfie épique, qui étanthors du cercle des idées communes, éton-nent l’efprit. i°. Il y a dans le merveilleuxune certaine difcrétion à garder , & desconvenances à obferver ; car le merveil-leux varie félon lestems. XXL 607. a , b-&c. Quant aux êtres perfonnifiés , uneyegle à fuivre Droit de ne jamais entre-lacer des êtres re'els avec des êtres mo-raux ou métaphyfiques. ibid. 608. b. z°.Obfervations fur cette forte de difparatechoquante où font tombés les poètes mo-dernes , qui perfuadés de l’ablurdifé dupaganifme, n’ont pas biffé d’en affocierles dieux dans leurs poèmes, au vrai Dieu.Examen de la queftion, s’il n’eff pas per-mis d’introduire dans les poèmes moder-nes , les anges , les fainrs, les démons ,d’y mêler même certaines traditions , oufabuleufes, ou fufpeûes , mais pourtantcommunément reçues. Sentiment de M.de Voltaire fur ce fujet. ibid. 609. a , b.Merveilleux employé dans b Henriade.L’illufion ne peut être complette qu’au-tant que la poéfie fe renferme dans lacréance commune & dans les opinionsnationales. Ce n’eft plus dans 1 a poéfiemoderne qu’il faut chercher le merveil-leux , il y feroit déplacé ; & le feul qu’ony peut admettre réduit aux pallions humai-nes perfonnifiées, efl plutôt une allégorie

MER

qu’un merveilleux proprement dît. ibid.610, a, b.

Merveilleux, ( Belles-lettres ) deuxefpeces de merveilleux ; ï°. le merveilleuxnaturel eft pris , s’il eft permis de parlerainfi, fur b derniere limite des poflibles:1 a vérité y peut atteindre & la fimpleraifon peut y ajouter foi. Divers exem-ples d’événémens merveilleux dans lephylique & dans le moral. 2°. Merveilleuxïurnaturel. XXI. 611. a, b. Obfervationsfur ce qui eft dit , ( ibid. 610. I. ) queXillufion ns peut être complette , qu autantque la poéfie fe renferme dans la cre'ancficommune & dans les opinions nationales.Cette aflèrtion eft fondée fur une fauftefuppoficion ; favoir , que b poéfie , pourproduire fon effet, demande une illufioncomplette. Le lerieur ou le fpeâateur n’apas befoin que le merveilleux foit pourlui un objet de créance, mais un objetd’opinion hypothétique & pafîàgere. Toutce qu’on exige en poéfie , ce font les con-venances ou b vérité relative ; & celle-ci confifte à ne fuppofer dans un fujet quele merveilleux , reçu dans l’opinion dutems & du pays où l’aâion s’eft paflée.La feule attention qu’on doit avoir , eftde faifir bien au jufte l’opinion des peuplesà b place defquels on veut nous mettre ,afin de' ne pas faire du merveilleux unufage dont eux-mêmes fer oient bîefïés.Quoique dans les fujets modernes , lemerveilleux ancien ne puifle être férieufe-ment employé , il ne fuit pas de - là quenotre merveilleux foit réduit à l’allégoriedes pafîïons humaines perfonnifiées : avec del’art & du goût, nos prophètes , nos anges,nosfaints peuventagirdécemment& digne-ment dans un poème ; ibid. 612.4,/?. mais cequi manque au merveilleux moderne, c’eftd’être paffionné. Nos démons, il eft vrai,font fufceptibles de pallions ; mais fansmélange de bonté ni de vertu. Les deux ma-gies rapprochent un peu plus le merveil"leux de b religion & celui de b fable_;mais les magiciens eux - mêmes font déci-dés bons ou méchans , par cela feul que leciel ou l’enfer les fécondé. Vers de l’antj-Lucrèce, où l’avantage du fyfirme poéti-que ancien fur le moderne eft élégammentexprimé. Quant aux perfonnages allégo-riques ,