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[Tome troisième. - Tome quatrième.]
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jet s’offre aux yeux comme faifant un toutqui exifte à part ; c’eft d’elle auffi qu’il peutapprendre fa deftination , & le but gé-néral auquel il doit rapporter fan travail.

11 eft encore de la derniere néceffité quel’artifte éprouve au fond de ion efprit &de fon cœur , l’inftigation & l’mfpirationde la nature. En joignant à cela la con-noiffance du monde corporel , celle dumonde moral , l’exercice & une applica-tion foutenue, voilà l’artifte tout formé.ibid. 762. a j, b. Pourquoi ça toujours étéle premier période du tems où les arts ontfleuri chez quelque nation , qui a vunaître les plus beaux ouvrages. 2°. La na-ture confidéree comme effet. Elle eft lemagafin toujours ouvert, d’où l’artifte tireles objets qu’il veut rapporter à fes vues. IIt s’il ne rencontre pas tout de fuite dans !la nature ce qui lui ferait néceflàire , il 1doit , à l’aide de fon génie , inventer d’a-près le modèle des objets exiftans , desobjets imaginaires qui fe rapportent à fonbut. Dans l’un & l’autre cas , il a be-foin d’une connoiffance étendue & appro-fondie des chofes qui exiftent dans le mon-de , & des forces qui y font renfermées.Ceux qui ne connoiffent la nature que dela fécondé main , feront toujours foiblesimitateurs, & ne pourront tout au plusfediftinguer que par la maniéré de travail-ler qui leur eft propre. ibid. 763. a , b.Ce que doit faire l’anifte , lorfqu’il nepeut trouver tout de fuite dans la natu-re , l’objet dont il a befoin , & tel qu’ilJe lui faudrait. S’il eft vrai que l’artiftepuifle embellir les objets que la nature luifournit, ibid, 764. a , b.

NATURE U ( Poe'fie ) trois mondes où

12 génie poétique peut choifir ce qui luiconvient, le monde réel, le monde hifto-nque & Je monde poffible. XXII. 7Çé. b.

Nature , ( Critique facr. ) les motstutture & naturellement employés dans l’é-cnture par oppofrtion à la voie de l’inf-trudion. Exemples, ibid.

Nature , la belle , ( Beaux arts ) les hom-mes en.iuyes u une jomfïance troo unifor-me des objets que leur offroit la naturetoute fimple , durent néceffairement feréduire à faire un choix des plus bellesparties de la nature , pour en former un

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tout exquis. Il y a une nature dont onjouit par les yeux , & qui eft l’objet de lapeinture , de la fculpture , & de l’art dugefte ; & une nature donc on jouit par lesoreilles , & qui eft l’objet de la poéfis& de la mufique. S’il arrive quelquefoisque ces arts fe mêlent , ce font des fer-vices qu’ils fe rendent mutuellement, maisfans préjudice à leurs droits particuliers.Les arts doivent chercher à perfectionnerles expreiïïons qu’ils empruntent de la na»ture. XXII. 757. a , b. Ce ne fut pointdans des tems de trouble & de ténèbresqu’on vit éclore les beaux arts ; ils ne fontlesenfans que de l’abondance & de la paix.Comment ils fortirent de la nature. Cefut d’abord une imitation ,i! eft v: ai; maisune imitation groftiere, & de la naturegrofiiere elle-même. ibid. 7)8. a , b. Pro-grès des beaux arts chez les Grecs. Cer-tains arnftes difputanc aux Grecs l’avan-tage d’une plus belle nature , ont penféde plus , que la nature favoit donner àtoutes fes parties la beauté convenable,& que l’art ne confiftoit qu’à la faifir. Ce-pendant il eft certain, i°. que la beau-té des ftatues grecques eft plus facile àfaifir que celle de la nature même ; ibid,7X9. a , b. 2°. que l’étude de la nature eftune route plus longue que celle des an-tiques. Avantages que les Grecs avoîentfur nous pour étudier la belle nature. Unartifte qui fs laiffera guider par la régléque les Grecs avoîent adoptée pour la beau-té , fe trouvera fur le chemin qui le con-duira à l’imitation de la nature Ce quifait le caradere de leurs ouvrages c’eftl’expreffion d’un beau idéal , en de çà du-quel refte toujours la plus belle nature,Pour perftâionner la nature , il faut l’é-tudier avec foin : le beau idéal ne doitêtre que le beau réel perfedionné. Régnédes beaux arts chez les Romains. Révo-lutions qui f invitent. Décadence des beauxarts dont nous famines menacés, ibid .

! 760. a , b.

N-ture, la belle. En quoi elle confifte»IV. 63 4 - b. XVIII. 6 , b. 1000. a.XXXVI XL b. De la perception & del imitation de la belle nature dans les arts,I-XX. Difcaurs préliminaire. IV. 6ir. a.XIV. 303- a , b, 30 6. a, b. XVIII. 38$. b .