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[Tome cinquième. - Tome sixième.]
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libre & volontaire hommage. Si le chrif-tianifme s’étend à tout ce que l’homme doità Dieu , il s’étend auffi à tout ce que Dieufe doit à lui-même. L’union de fon fils à lanature humaine qui par là fe trouve an-noblie, ibid. 304. a , b. le témoignagequ’il rend par fa mort à la fuprême ma-jeflé de Dieu , à l’étendue de fa juftice,à l’immenfité de fa miféricorde, tous lesdécrets divins en un mot dont Jefus Chrifteft l’accompliflement, font éclater la gloirede Dieu & le montrent grand dans toutesfes œuvres. Je le demande maintenant :le hafard auroit - il lié les parties d’unfyftême aujfïï magnifique que celui qu’offrela religion chrétienne ? Ou bien auroit-ilété poffible de concevoir un plan plus dignede Dieu , que celui dont il auroit faitchoix? îbid. 30^. a , b.

Philosophes , ( ytlchym. & Chym. )adeptes ou poffeffeurs de la pierre philo-fophale. Préparations & "opérations chy-miques qualifiées du nom de philofophes.Huile des philofopbes. Edulcoration phi-lofopbique. XXV. 6yo. a.

PHILOSOPHIE. i°. Origine & diffé-rentes Acceptions de ce terme. Les philo-fophes décorés autrefois du nom de fagês.Il fut prodigué à bien des perfonnes, quine méritoient rien moins que ce titrefaftueux. Ce qu’on entendoit alors parfageffe & par fages. XXV. 670 , a , b. Defublimes génies pour fe rendre plus dignesde ce titre , entreprirent de combattre& de fecouer les fuperftitions vulgaires ;mais après avoir détruit, ils ne purentédifier, & reffemblerent à ces conquéransqui ne laiflent après eux que des ruines.Ce n’eft qu’après avoir paffé par diverfesfortes d’erreurs que nous pouvons arriverà quelque chofe de raifonnable fur quel-que matière que ce foit. Paffage de M. deFontenelle fur ce fujet. Ouvrage à con-fulter fur l’hiftoire de la phiiofophie. Prin-cipaux objets de la phiiofophie des anciens.En quoi confiftoit fon excellence, ibid.671 . A -, b■ Comment elle dégénéra. Pytlia-gore fubflitua par modeftie le titre dephilofopbe à celui de fage ; mais l’orgueilphilofophique n’en rabattit rien. Préten-due dodrine fecrette que les philofophesayoient en réferve pour fe donner du

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relief. On découvre dans les ouvrages desfages de l’antiquité les femences de laplupart des découvertes modeqnes. Con-noiftànces_ qui étoient comprifes dans lavafte enceinte du nom de phiiofophie. ibid.672. a , b. Divifions de la phiiofophie.

2 0 . Second objet de cet article , fixerle fiens du mot phiiofophie. Philofopher tc’eft donner ou chercher la raifon deschofes. Selon M. Wolf, la phiiofophie eftla fcience des poffibles en tant que pofifibles.Cette définition juftifiée. Toutes les fcien*ces , tous les arts ont leur phiiofophie.Divifions de la phiiofophie , en théologienaturelle, pfychologie & phyfique. Ma-niéré dont M. Wolf amene les fous-divi-fions particulières , dans lefquelles fontrenfermées , la logique ou l'art de penfer ,ibid. 673. a, b. la théologie naturelle oudodrine de Dieu , la pneumatologie oudodrine des efprits , la phyfique ou doc-trine des corps , la morale & la politique,l’anthologie , la métaphylique , & lesmathématiques. Véritable ordre dans le-quel les parties de la phiiofophie doiventêtre rangées, ibid. 674. 4, b. Autre divi-fion de la phiiofophie en théorique &pratique. La phiiofophie fe prend fcuventauffi pour les fyftêmes inventés par lesphilofophes. P'oyez, là-deffus l’origine &le dogme de chaque fede , à l’article quilui eft particulier. La phiiofophie fe prendencore pour une certaine maniéré dephilofopher. Caradere qui diftingue lephilofophe de l’homme vulgaire. Imper-fedion néceffairenient attachée à la phi-iofophie humaine. Différence entre l’éru-dition & la phiiofophie. Deux obftaclesqui ont arrêté les progrès de cette fcience,l’autorité & l’efprit de fyftême. ibid. 6V).a , b. Pourquoi les hommes ont toujoursplié fi aifément fous le joug de l’autorité.Un bon efprit cultivé de notre fiecle, eftpour ainfi dire compofé de tous les efpritsdes fiecles précédens ; & les vues fainesde tous les bons efprits qui fe fuccéde-ront, s’ajouteront toujours les unes auxautres. Réflexions fur nos préjugés ridi-cules en faveur des anciens, ibid. 676. a , b.Combien cet exces d admiration pour euxa borné les efprits & nui à la phiiofophie.Refped outré des commentateurs pour les

ouvrages