Band 
[Tome cinquième. - Tome sixième.]
Seite
397
JPEG-Download
 

POE

devrions profiter de cette découverte. ibid. ‘378. a , b. Avantages qui réfulteroient del’exécution du poème lyrique, telle qu’elleeft ici propofée. Efpece de poème lyriquedes Italiens, appelle oratorio. Obfervationfur les oratorio de Metaftafio : ftyle pro-pre à ce genre de poème, ibid. 379. 4,b . Voyez , Lyrique & Opéra.

Poème lyrique. Obfervations fur cet ar-ticle de l’Encyclopédie. XXIV. 421. 4, b.

Poeme philosophique , ( Poe'fie) laméthode doit être plus fenfîble dans cetteforte d’ouvrage que dans les autres poèmes.Réglés à obferver dans fa compofition.XXVI. 380. a.

Poeme en prose ,.(Belllett.) ouvra-ges effimables en ce genre. XXVI.380. a.

Poeme en profe : examen de la queftions’il peut y avoir des poèmes en profe.XXVII. 648. b. &c.

Poeme séculaire.- (Belles-lett.)Voyez, Jeux séculaires. Poème decette efpece dans les ouvrages d’Horace.Double chœur de jeunes garçons & dejeunes filles, par qui ces poèmes étoientchantés. Obfervation fur la 21 e ode dupremier livre d’Horace. XXVI. 380.. b.Voyez, Séculaires.

Poème tautogramme . XXXII. 748. 4.

Poème appellé virehy. XXXV. 543.

a , b.

PŒN/TET( Lang, lat.) Obfervationsfur ce verbe. IX. 17V a. XV. 987. b.

POÉSIE, ( Beaux Arts) différence' entre le poète & l’orateur. XXVI. 380.b. Comment l’agréable & l’utile doiventfe réunir dans la poéfie & dans la profe.La profe & la poéfie étant deux langagesvoifins, & dont le fonds eft prefque lemême, il arrive quelquefois qu’elles feprêtent mutuellement, tantôt la formequi les diflingue, tantôt le fonds mêmequi leur eft propre. Différentes opinionsfur l’eflence de la poéfie. Les uns la fontconfifter dans la fiâion , les autres dansla verfification ; ibid. 38 r - a, b. d’autresdans l’enthoufiafme. Il eft un quatrièmefentiment plus jufte & mieux raifonné ,c’eft celui qui établit l’effence de la poéfiedans l’imitation. Les réglés générales deîa poéfie des chofes font renfermées danslimitation. La principale de toutes ces

POE 397

réglés eft de joindre l’utile avec l’agréable.Efpece de pallions que doit traiter la poéfisqui doit être effentiellement defltinée àexciter les âmes à la vertu, ibid. 382.

a, b. Comment elle peut fe prêter à unaimable badinage, en même tems qu’ellefe rend utile. Cinq fortes de poéfies, quicependant ne font pas tellement féparées,qu’elles ne fe réunifient jamais. Les poète#obligés par état de plaire & de toucher,fe croient en droit de tout ofer pour yréuflir. Chaque genre nous touche à pro-portion que l’objet qu’il eft de fon effencede peindre & d’imiter, eft capable de nous.

; émouvoir. Des paflïons que la poéfie ex-’cite: ibid. 383. a ,b. pourquoi leurimpref-fion n’eft que fuperficielle & peu durable.Source du plaifir que fait la poéfie. Pour-quoi nous regardons avec contentementdes peintures dont le mérite confifte àmettre fous nos yeux les aventures lesplus funeftes., Caraflere auquel on recon-noît le meilleur poème, ibid.. 384. a.

POESIE, ( Lïtt .) ce n’eft point à de-prétendus caprices de la nature, & à fesinégalités , qu’il faut attribuer les révolu-tions de la poéfie, & la caufe qui tantôt -l’a rendue florifiànte & féconde, tantôtla fait dégénérer. La différence des cli-mats a quelque chofe de plus réel : danscertains pays les hommes naiflènt avecdes organes plus délicats & plus fenfibles.Cependant l’hiftoire de la littérature nousapprend que l’influence des climats foufFreauflide grandes exceptions. XXIX. 100. 4,

b. Dans l’Europe moderne, la poéfie n’aété florifiànte, qu autant qu’on lui a laiflele caraétere & les mœurs antiques : ellen’aime que ce qui reffemble à oe qu’ellea vu dans la Grece: voilà ce qui prouve-qu’elle tient par eflènee aux qualités de fompays natal. Pourquoi cela? C’eft ce quenous cherchons. Il y avoit, pour rendre la:poéfie florifiànte dans la Grece, des caufes,indépendantes de la bonne & mauvaife for-tune ; & la première fut le naturel d’umpeuple vif, fenfible, paflionné pour les plai-firs de 1 efprit & de 1 âme , autant que pour -les voluptés des fens. ibid. 101. a, h. De;cela feu! que les Grecs étoient doués d’une;imagination vive & d’une oreille fenfible;& jufte., il s’enfui vit d’abord, qu’ils, eurent: