Band 
[Tome cinquième. - Tome sixième.]
Seite
40
JPEG-Download
 

40 SAN

dans les animaux des éiérnens qui pen-chent à l’acide , fit d’autres qui fe rap-prochent de la nature de l’alkali. La pu-tréfaction commence par le développementde l’acide. Mais cette acidité' n’eit pas dedurée ; elle cede en peu de tems à laputridité. Différence de i’alkaîefcence &de la putridité. Terme auquel la puan-teur fuccede à l’alkaleicence. Effets de laputridité, ibid. 938. a, b. Caufes quifavo-rifent la putréfadion. Maladies qui pro-duifent dans l’homme vivant un très-granddegré d’âcreté & d’alkalefeence. Fievresqui produifent la putridité. Prompte cor-ruption des corps de ceux qui ont étéenlevés par une fievre maligne ou par lapefte. Le mouvement mufculaire qui ac-céléré la circulation à-peu-prés commela fievre , difpofe le fang à la putréfac-tion. Il en ett de même de la faim &de l’abus des Tels alkalis ou fixes. Diversdegrés par lefquels pafiè le fang depuisl’acidité jufqu’à la putréfadion. ibid. 939.a , b. Obfervations fur les différens élé-mens du fang développés par l’adion dufeu , leur nature &c leur proportion rela-tive. Ces élemens font, l’eau qui en com-pofe la plus grande, les vapeurs qui s’élè-vent à un certain degré de chaleur , & quiréunies , forment ce qu’on appelle efpricde fang, le fel volatil du fang qui monteavec lui & après lui, deux huiles qui s’é-lèvent du fang : maffe noire & poreufe quine s’élève pas, & dans laquelle on trouveun fel fixe. Propriété & nature de cetteterre. Exifience de la terre ferrugineufe ,mêlée avec la précédente. Ces efprits, ceshuiles, ce fel volatil n’exiftent point dansl’homme vivant, & ne font que l’effet del’adion du feu far des élémens beaucoupmoins âcres & moins décidément huileux.ibid. 040. a , b. Qualité du /ang dans lestempéramens les plus robuftes, & dans lesperfonnes phlegaiatiques. Principes quipeuvent difpofer le fang à l’alkalefcence &à l’acrimonie, d’où réfultele tempéramentcholérique. En quoi les anciens faifoientconfîfter le tempérament mélancolique.La force & la fancé dépendent de la den-iité ou fang, ibid. 941. a , b. & de l’abon-dance des globules rouges ; fa trop grandefluidité annonce la foibîéfle. Utilité des

SAN

J différens principes qui entrent dans la contepofition du fang. Du mouvement du fang.Diredion & rapidité de celui des globu-les. Diminution de la vîteffe du fang dansles petites arteres. ibid. 941. a , b. Appli-cation des loix de l’hydrofiatique au mou-vement du fang. Le fang coule avec plusde vîteffe dans la partie d’une artere ré-trécie , & fe retarde vifiblement dans unanévrifme. Retardement que femble devoircaufer le frottement de la liqueur contreles parois des vaifièaux. La longueur de cesvaifièaux paroît devoir augmenter ce frot-tement. Retardation qui doit naître deleurs angles & de leurs plis. Les anafto-mofes oppofent au torrent naturel dufang , un courant oppofé ; ce choc paroledevoir aufii détruire une partie de fa vî-teffe. Quelque jufte que paroiffe l’ap-plication de ces loix de î’hydroftatique aumouvement du fang , il eft certain cepen-dant qu’elle eft à plufieurs égards démen-tie par l’obfervation & l’expérience : lefang ne perd que peu de fa vîteffe en paf-fant des troncs dans les branches, & des bran-ches dans les vaifièaux capillaires, ibid.943. a , b. Le microfeope n’a fait voiraucun effet des plis & des angles fur lacirculation. Recherche des caufes fecretes ,qui peuvent remplacer la vîteffe que leiàng doit avoir perdue par les caufes qu’onvient d’expofer. Examen de l’effet que peu-vent produire à cet égard, la pefanteur ,la puifiance & l'action des nerfs, la forcecontraâive des arteres & l’ofcillation despetits vaifièaux. ibid. 944. a , b. PuifianceÏïnguliere qui agit fur le mouvement dufang, & qui naît de la dérivation, ibid.94','. b. Différens moyens employés pouraffoibîir une partie, en diminuer la réfif-

k tance, & diriger le fang vers cette partieavec plus d’abondance. Le mouvement desrnufcles confidéré comme caufe fecondairedu mouvement du fang. Déréglement dansla circulation du fang , qui précédé la pertetotale de fon mouvement & la mort. ibid.946. a , b. L’unique moteur du fang c’eftle cœur ; mais on compte parmi les caufesfecondaires & accidentelles de ce mouve-ment , la dérivation, la force de la pefan-teur , ls froid , l’attraction des globulesentr’sux , la force de l’air fixe développé.

Du