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[Tome cinquième. - Tome sixième.]
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rence entre une phrafe louche & unephrafe équivoque. Le defaut de nettetéénoncé par ces deux expreffions eft com-pris l'ous le mot général de phrafe amphi-bologique. ibid. 7J2. rf, b. Différence entreamphibologie & contreftns. ibid. 753. a.

Sens. Il n’y a peut-être pas deux hom-mes qui attachent exactement le mêmefens à un même mot. XIII. 342. a. Unmême nom avec la même lignification ,ne laiffe pas de recevoir fouvent des fensfort différens, félon qu’il eft employé aufingulierou au pluriel. XXXI. 129. a. Ondiffngue dans la valeur des mots, le fensfondamental , le fens fpécifique , & lefens accidentel. XVI. 492. b. Réglés pourdécouvrir le fens des auteurs , voyez, CRI-TIQUE , Interprétation. Différensfens que les interprètes diftinguent dansl’écriture fainte. XL 859. 4 , b. Du doublefens que quelques-uns y ont cherché. XVII.162. 4 , b. Sens propre & fens figuré. I.304. b. XIV. 477. b. Combien la combi-naifon du fens métaphorique des mots ,avec leur fens propre, peut aider la mé-moire dans l’étude des langues. X. 965. b.La diftinâion du fens propre & du fensmétaphorique fervira au développement& à l’explication des fynonymes. ibid.966. a. Du fens figuré des écritures. XIV.450. b. &c. Sens déterminé ou fini, &indéterminé ou indéfini. X. 531. <*. XIV.$28. 4. XVIII. 569. b. Sens collectif &fens diftributif. XI. 105. b. Sens littéraldes livres facrés. XI. 839. a. Sens mo-ral, fens allégorique & myftique , fensanagogique. ibid. 839. b. &c. Foyez, cesmots dans l’ordre alphabétique du diction-naire : voyez, auflrl’article SENS de l'écri-ture. XXX. 762. a y. b.

Sens , ( Métaphyfiq. ) diftincfion dedeux fortes de fens ; les extérieurs & lesintérieurs. Les moyens par lefquels l’amea la perception des objets extérieurs peu-vent être confédérés tant du coté de l’ef-prit, que du côté du corps. Les moyensdu côté de l’efprit font toujours les mê-mes , les moyens du côté du corps (ontau ffi difïétens que les différens objets qu’ilnous importe d’appercevoir. XXX. 753-h. Les fens extérieurs font des puiffancesde recevoir des idées , à la gréfence des

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objets extérieurs. Quand deux perceptionsfont entièrement différentes , on défignepar différens fens la puiffance qu’a l’amede recevoir ces différentes perceptions.En réfléchiiTant fur nos fens extérieurs ,nous voyons évidemment que nos percep-tions de plaifir & de douleur, ne dépen-dent pas directement de notre volonté. Iln’y a prefque point d’objet dont notre ames’occupa, qui ne loit une occafion de bien-ou de mal être. Le defir ou l’averfion quenous concevons par rapport à un objetfont fondés fur l’opinion de quelque per-fedion ou de quelque défaut que nousimaginons dans fes qualités, ibid. 734. a fb. Il y a un très-grand nombre de fenti-mens agréables, dans ces idées complexesdes objets , auxquels nous donnons les-noms de beaux & d’harmonieux. Examen-de la queftion , fi les fens font pour nousune réglé de vérité. Si nous fommes cer-tains d’une chofe , dès - lors que nous-l’avons vue, comment le fens de la vuepeut-il nous tromper ? Et s’il peut noustromper , comment fommes-nous Certainsd’une chofe pour l’avoir vue ? Réponfe à-cette difficulté. En quoi nos fens ne fontpoint réglé de vérité, ibid. 735. a , b. &c.& en quoi ils le font. ibid. y%6. b. Enquels cas le témoignage des fens doit êtrerejecté. Le rapport des yeux eft ordinaire-ment faux fur la véritable grandeur, ibid,757. a , b. Cependant le fens de la vue'n’en eft pas plus trompeur , ni fa fonc--tion plus imparfaite , parce que d’elle-même & par l’inftitution de la nature 9elle ne s’étend qu’au difoernement des cou*,leurs, & feulement par accident au dif-cernement de la diftance & de la grandeurdes objets. Les, fens ne peuvent noustromper lorfqu’ils agiflènt de concert, &qu’ils s’aident de l’expérience. Exemplequi prouve que la faculté de juger desobjets que nous voyons, eft un art, qu’onapprend par l’ufage & par l’expérience.ibid. 738. a , b. Si au témoignage des fens 'nous ajoutons l’analogie, nous y trouverons*un nouveau moyen de nous affûter de la vé-rité des chofes. Enfin comme nous ne pou-vons pas^ tout voir , tout examiner par:nous - memes , nous devons regarder letémoignage des autres- comme un© nou-