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Fondement & origine des Cinq fens , quiradicalement fe réduifent à un , c’eft-i-clire , le taCt. Principaux centres de fen-fibilité qui doivent abfcrber à eux feulsprefque toute FaCtivité de Famé fenfible.Comment les effets de la fenfibilité fe ma-nifeftent > particuliérement dans l’efio-mac, dans les organes des fecrétions, dansJe flux menftruel des femmes , dans lafonction du cœur &c du fyftëme vafculai-re , dans les organes de la refpiration ,ibid. 786. a , b. dans les opérations mêmede Famé ; telles que le piaifir , le cha-grin , la terreur. La théorie des centres deFamé fenfitive facilite encore l’explica-tion de la diverfité des tempéramens, &des différentes habitudes des individus.
Senjibilite dans l'etat contre nature , oupar rapport a la pathologie. Lorfque cettediftribution & cette aCtion économique dela fenfibilité fe trouvent dérangées , de-iàréfulte l’état de la maladie. Et lorfque l’in-tenfite des caufes nuifibies vient à fufpen-dre trop long-tems l’exercice de la fenfi-büité dans une partie , cette partie vientà fe corrompre phyfîquement, & par leprogrès de cette corruption , la maladieamené la mort. ibid. 787. a , b. Pourquoiles parties des animaux morts de mortviolente pofïèdent pendant quelque temsun refte de vie & de fenfibilité. La natu-re tend toujours à la fanté ; ce qui ligni-fie que la dofe de fenfibilité une fois don-née au nerf, tend toujours à fe répandredans les différentes parties de ce nerf
Des maladies ou des anomalies dans l'exer-cice de la fenfibilité : les unes dépendent desimpreffions vicieufes des concepts morbifi-ques ; d’autres font les fuites prefque né-cefiaires de la marche de la vie ; d’autresenfin paffageres , font fondées fur la pré*fence de quelque caufe qui indifpofe l’or-gane , &c. ibid. 788. a , b. La caufe mor-bifique , en follicitant la fenfibilité de lafibre animale , y produit des fecouffesqui font ce qu'on appelle la fievre. Théo-rie ce la fievre & de fes efpeces ; la fie-vre. humorale, & la fievre nerveufe. Lestrois principales époques des maladies ,l’irritation , la coCtion & l’excrétion , font,du moins en partie , i’ouvrage de la fen-fibilité. ibid* 7 % 9 - a > b- Le principe delà
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fenfibilité fert encore à expliquer la caufedes inflammations , des bonnes & desmauvaifes fuppurations , & de l'effet desremedes. De l’idée qui vient d’être don-née de l’économie animale , il réfuite queles fecours qu’on a à efperer des remedes,fe réduifent à bien peu de chofes. ibid.790. a , b. Réflexions fur Fufage de la fai-gnée , & l’effet qu’on en peut attendre.
Effets particuliers de la fenfibilité'. Ces al-feCtions nerveufes particulières tenant à desconcepts dans Famé fenfitive , on peut lesdiftinguer en originaires & en accidentelles.On doit placer parmi les premières quel-ques antipathies , fympathies , & autresincommodités, dont il n’efl pas toujoursprudent d’entreprendre la curation. Diffé-rentes caufes des concepts accidentels. Sin-gulier exemple d’un vieillard nommé Mon-roo, qui par une fvmpathie contractée depuisl’enfance , ne pouvoit regarder perfonne ,dont il ne fût obligé d’imiter tous lesmouvemens. ibid. 791. a , b. Exempled'un homme qui garda la fievre foixant©ans. Autre exemple d’un homme qui nepouvoit fupporter la vue d’un chirurgienqui Favoit guéri delà rage. Effet de Faméfenfitive dans la fympathie qu’on éprouveen faveur de certaines perfonnes. Varié-tés remarquables qu’offrent encore les ha-bitudes contractées & fubordonnées auxloix de la fenfibilité. ibid. 792. a, b. Lathéorie desconvulfions, des fpafmes, &c.ne préfente pas moins de fingu-arirés ,dont l’explication découle naturellementde la même fource , c’efl: - à - dire , desaffections des parties nerveufes, en confé-quence de leur fenfibilité. Il n’efl: pasmême toujours befoin d’un fentimentcontre nature , ou de douleur dans unepartie , pour la faire contracter ; il luifuffit d'un léger mal-aife , ou d’un infiantde difpofition finguliere dans fes nerfs.Les pafiions peuvent encore être les caufesoccafionnelles de ces fpafmes particuliers ;8 c fi l’on confidere les différons organesqui concourent à former le centre épi-gaftriqoe , il fera aifé de fe repréfenter lesaccidens qui peuventréfulter des fréquenteslécouffes portées à ce centre, ibid. 791 -a , b. Quelquefois , les forces du principefenfitif fe cantonnent dans un centre , en