T O Ii
TOLE , ( Semir. ) fer mince ou enfeuille. Son ufage. ibid.
Tôle, voyez, Taule. Tôle de four-neaux, voyez, Fourneau.
TOLEDE , ( Geggr. ) ville d’Efpagne ,capitale de la nouvelle Caftille. XXXIII,’ÿSj. b. Sa defcnption. Archevêché deTolede. übfervations fur l’éghfe cathé-drale. Infcription tirée des reftes d’unamphithéâtre découvert hors de la ville.Hiftoire de Tolede. ibid. 58b. a, b. Ob-fervations fur les plus célébrés écrivains ,.dont Tolede a été la patrie depuis la re-jnaiflànce des lettres, & fur leurs ouvra-ges. Le rabbin Abraham Ben Meir ,appelle communément Abat- Ez,ra. ibid.587. a , b. Jean - Louis de la Cerda.Diego Covarruvias. Garcias-Laflo de laVega, célébré poëte efpagnol. ibid. 588.a , b. Aphonfe Salmeron. 589. b. LouifeSigée , connue fous le nom d ’Aloifix Sigœa.Ibid. 590. a.
Tolede. Conciles tenus dans cette villefous Chintila. VII. 76z. b-
TOLENTINO, ( Ge'ogr. ) ville d’Italie ,dans la Marche d’Ancône. François Phi-lelphe , un des plus célébrés écrivains duquinzième fiecle naquit dans cette ville.Lifte de fes principaux ouvrages. Caraéteremoral de cet auteur. XXXIII. $90 .a, b.
TOLÉRANCE. ( The'ologie inoraleTolitiq. ) La tolérance eft en général lavertu de tout être foible , deftiné à vivreavec des êtres qui lui reflèmblent. I. Jitflice(jX necejjite de la tole'rance en matière dereligion. Première réflexion favorable ài’exercice de cette vertu : i°. la raifonhumaine n’ayant pas une mefure précife& déterminée , ce qui eft évident pourl’un , eft fouvent obfcur & douteux pourl’autre. XXXIII. ÏÇi. a , b. &c. Et commeil n’eft pas d’homme qui adopte l’erreurcomme erreur, que peut-on reprocheracelui qui fe trompe de bonne foi ? Mais,dites-vous , cette vérité eft d’une telleévidence, qu’on ne peut s’y fou lirai re fanss’aveugler volontairement, ibid. ^92. b.Eft-il donc fi facile de marquer avec pré- ,cifion les bornes de la vérité ? Qui peutconnoître la nature intime des efprits ,&c toutes les modifications dont ils fontfufceptibles ? 2 - 9 . Pour atteindre à un but,
TOI
1 U faut s’alfurer de la nature & de la conve-J nance des moyens que l’on a cl’olis. Pouragir fur les corps, on emp'oira des foi cesphyhques.Pour déterminer les efprits,il fautdes raifonnemens, des motifs. Le but desperfécuteurs eft de convertir ceux qu’ilstourmentent. Mais quel rapport y a-t-ilentre des tortures & des opinions ? Dif-cours que pourrait adrefler à fes perfé-cuteurs un infortuné prêt à mourir pourla foi. ibid. 593 - a » L L’abfurdité de leurconduite démontrée dans ce difeours. Aquoi fe réduifent les fuccès de Pintole-rance ? A faire des hypocrites ou desmartyrs , des lâches ou des héros.Quand le fanatifme a fait couler des flotsde fang , on a vu des martyrs fans nom-bre s’indigner & fe roidir contre les obs-tacles ; & à l’égard des converfions for-cées , elles ont difparu avec le péril, ibid.$94. a , b. Quand la vérité feroit du cotédes perfécuteurs , ce n’eft point aux ap-proches des fupplices & de la mort, quel’ame peut fe livrer à un examen, pourlequel l’état le plus paifible , l’attention laplus foutenue fuffifent quelquefois à peine.C’eft trahir indignement la vérité; c’eft laconfondre avec l’impofture, que d’emprun-ter les armes du menfonge pour la fairetriompher : celafeul fuffiroit pour donnerdes préjugés contr’elie , & la faire mécon-noître à ceux qui I’auroient embraffée.ibid. $9L a, b. La tolérance univerfelleplus favorable aux progrès de la véritéqu’à ceux de l’erreur. 3 0 . Conféquences quidécoulent du fyftême des intolérans. Lescrimes les plus atroces, les parjures, le$calomnies, les trahifons, les parricides >tout eft juftifié par la caufe, tout eft fanc-tifié par le motif ; l’intérêt de l’églife, ^néceflité d’étendre fon régné , & de prof-crire à tout prix ceux qui lui réfiftent»autorife & confacre tout. ibid. **b. D’ailleurs, chaque partie , chaque .s’arrogera les mêmes droits, empl°! ela violence ; & la croix de Jefus devien-dra par-tout l’étendard du crime. En jpP"pofant même que les infidèles ne fullentpoint perfécuteurs par des principes àereligion , ils le feraient alors par politique& par intérêt : on les verrait, avec ra£fon, fe liguer contre les chrétien ?,