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teurs Soient quelquefois réduit" pour yfatisfaire , à livrer leurs maifons , leursterres , & jufqu’à leurs enlans. Récit quenous fait Néhémie des vexations que lescréanciers exerçoient contre leurs débi-teurs. Généroficé dont il ufa & dont il fitufer envers ces derniers. Ibid. 137. a , b.L’ufure paroît avoir été générale, & portéeà l’excès parmi les Juifs, du tems de Da-vid , & après le retour de la captivité deBabvlonne. Et c’eft cette ufure odieufeexercée contre les pauvres , que le roi pro-phere & Ezéchiel ont attaquée. Mais onné trouve nulle part que les prophètes fefoiet«t élevés contre la pratique refpedived’un intérêt modique , ni à l’égard desétrangers , ni même entre leurs conci-toyens ailés, ibid. 138. a, b. Réflexion con-tre l’efclavage , établi encore aujourd’huiparmi les chrétiens, ibid. 139. a , b. Quantaux peres de l’églife que l’on nous oppofeencore, ils avoient les mêmes raifons queles prophètes ; ils plaidoient comme euxla caufe des infortunés ; & l’avantage tem-porel des riches, confédéré dans les vuesde la piété, leur étoit fort indifférent. Ci-tation de quelques paflages de S. Grégoirede Naziarze , de S. Auguftin , de S Jérô-me , de S. Grégoire de Nyfle , ibid. 140.a , b. &deS. JeanChryfoftome , qui tousmontrent que ces peres ne fe plaignoient del’ufure que parce qu’elle opprimoit les in-digens & les malheureux. Nous voyonsmême par S. Jean Chryfoftome , que lesintérêts qu’on rire des gens aifés , n’étoientpas illicites, & qu’il ne les condamnoit paslui-même. Mais il eft d'autres prêts contrelefquels les peres de l’églife fe font jurte-ment élevés ; ce font ces prêts fi funefles ilajeuReflè dont ils prolongent les égare-mens , en la conduifantà la mendicité &aux horreurs qui en font la fuite. Barbariesexercées par les ufuriers du tems de S Atn-broife. ibid. 141. a , b. Ce font tous cesexcès qui ont juftement porté les peres àcondamner l’ufure : mais ils n’ont jamaistrouvé à redire que l’homme pécunieuxcherchât des emprunteurs folvables , pourtirer de fes efpeces un profit honnête. Ufu-re intolérable des Juifs & des Lombards,qui du tems de S- Louis , s’engraifierentdes miferes de la France, ibid. 142.. a , b.
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Obfervations fur la loi par laquelle ce princecrut remédier a ce mal. Si les puiflànces ontfrappé l’ufure, leurs coups n’ont porté engénéral que fur celle qui attaquant la fubfif-tance du pauvre, & le patrimoine d’unejeunefiè imprudente , mine infenfiblemencun état. C’eft ce qui paroît en particulierpar la déclaration que Louis XIV donna en1643 > P our des nionts de piété dans leroyaume. Et nous voyons par une ordon-nante de Philippe le Bel en 1311 , que ceprince avoit également reconnu qu’il eft unintérêt jufte & raifonnable , qu’il ne fautpas confondre avec une ufure arbitraire &préjudiciable à tout un peuple, ibid. 143.,t , b. On peut conclure de tout ce qui pré-cédé , que ceux qui nous objcdent les pro-phètes & les peres , les conftitutiens despapes , & les ordonnances des rois, les ontlus fans principe, n’en ont vu que des lam-beaux j & les citent fans les entendre, &fans en pénétrer ni l’objet ni les motifs : &qu’enfin pour peu qu’on veuille difîinguerles tems & les ufages , on ne confondraplus l’ufure exorbitante qu’on exigeoit au-trefois des plus pauvres , avec un prêt delucre modéré qui ne regarde que des gensqui ont ou des talens ou des reffources ;on reconnoîtra que ces prêts font très-utiles au corps politique ; ibid. 144. a , b.& qu’enfin fi la légiflation approuvoit het-tement le prêt de lucre au taux légal, elleferoit le bien généra! de la fociété. Au-teurs à confulter. ibid. 145. a.
Usure ,(jurifpr.) profit que l’on tiredu prêt. Diftindion de deux fortes deprêts, favoir : le commadatum ou prêt àufage qui devoit être gratuit, & le mu-ttium , dont le profit qu’on appeüoi tfeenus,quafi fœtus feu partus , fut appellé ttfura. Onvoit dans l’Exode , ch. XXII , que le pi etgratuit étoit ufité. Mais dans le ch. XXIIIdu Deuter. Il étoit défendu de prêter à ufu-re à fon frere. Aufti S. Ambroife penfe-t- ilqu’on ne peut exiger l’ufure du piêt que deceux qu’il eft permis de tuer. La loi de l’é-vangile défend de prêter à ufure même afes ennemis. Luc , l r I. 35. Les conciles &les papes fe font auffi fortement élevés con-tre les prêts à ufure. XXXVI. 145. a , b.Chez les Romains , i’nfure lucrative n’e^to;t défendue, que lorfqu’elie étoit excef*