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1 (1768) Theologica / nunc primum collecta, in classes distributa, praefationibus & indicibus exornata, studio Ludovici Dutens
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XXVI ELOGE DE M. LEIBNIZ

renfermées auparavant dans les cloitres & dans les Ugendes,fedébordèrent impétueufement > & inondérent tout. Ce sont à peuprès ses propres termes. Il attribue la principale cause dumal à des gens qui étant pauvres par institut , inventoient

Î >ar necessitò. Ce quil y a de plus étonnant, cest que lesbostsivres nétoient pas encore aìors totalement inconnus. Ger-vaìs de Tilbury , que M. Leibniz donne pour un échantillondu treiziéme fiécle, étoit assez verse dans lantiquité , soitprofane, soit ecclésiastique, 6c nen est pas moins grossiére-ment ni moins star dime nt romanesque. Après les faits dontil a été témoin oculaire, lauteur d'Amadis pouvoit souteniraufli que son livre étoit stistorique. Un stomme aussi versedans létude de lhistoire que l'étoit M. Leibniz , en sqait ti-rer de certaines réflexions générales, élevées au dessus delhistoire mème ; 6c dans cet amas confus 6c immense de faits »il démèle un ordre , óc des stailons delicates , qui ny sontque pour lui. Ce qui l'intéreste le plus , ce sont les originesdes nations, de leurs langues , de leurs moeurs, de leursopinions , sur-tout lhistoire de lesprit humain, òc une suc-ceffion de pensées qui naissent dans les peuples les unes aprèsles autres, ou plùtot les unes des autres, 6t dont lencstaî-nement bien observé pourroit donner lieu à des espèces deprophéties.

En 1710. 6c 1711. parurent deùx autres volumes Scripto -rum Brunsvicenfia illujlrantium , 6c enfin devoit suivre lhistoirequi na point paru, & dont voici le pian.

Il la faisoit précéder par une dilîèrtation sur létat de lAl-lemagne tel quil étoit avant toutes les stistoires, 6c quon lepouvoit conjecturer par les monumens naturels, qui en étoientrestés, des coquillages pstrifiés dans les terres , des pierres se trouvent des empreintes de poissons ou de plantes , 8cmème de poissons & de plantes qui ne sont point du pais,medailles incontestables du déluge. De- il passoit aux plusanciens habitans dont on ait mémoire , aux différens peuplesqui se sont succedés les uns aux autres dans ces pais, òc trai-