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1 (1768) Theologica / nunc primum collecta, in classes distributa, praefationibus & indicibus exornata, studio Ludovici Dutens
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PAR M. DE FONTENELLE. xxvii

toit de leurs langues , 6t du mélange de ces langues , autantquon en peut juger par les étymologies, seuls monumens ences matiéres. Ensuite les origines de Brunfvic commen^oientà Charlemagne en 769. & se continuoient par les Empereurs<lescendus de lui , ót par cinq Empereurs de la Maison deBrunfvic, Henri I. lOiseleur, les trois Othons , 6c Henri ILou elles finilToient en 1025. Cet espace de temps compre-noit les antiquités de la Saxe par la Maison de IT'itikind ,celles de la haute Allemagne par la Maison Guelfe , celles dela Lombardie par la Maison des Ducs óc Marquis de Tosca-ne óc de Ligurie. De tous ces anciens Princes sont fortis ceuxde Brunfvic. Après ces origines venoit la genealogie de laMaison Guelfe ou de Brunfvic, avec une -coorte mais exactehistoire jusquau tems présent. Lette genealogie étoit accom-pagni de celles des autres grandes maisons, de la maisonGirelline, dAutriche ancienne óc nouvelle, de Bavière, ócc*M. Leibniz avampoit, óc il étoit trop savant pour e tre pré-somptueux, que jusquà présent on navoit rien de paretisur lhistoire du moyen âge, quil avoit porté une lumièretonte nouvelle dans ces siécles couverts dune obscurité effra-yante, óc reformé un grand nombre derreurs , ou levé beau-coup dincertitudes. Par exemple , cetre Papesse Jeanne éta-blie dabord par quelques-uns , détruite par dautres, ensuiterétablie, il la détruisoit pour jamais , óc il trouvoit que cetrefable ne pouvoit sètre soutenuè quà la faveur des ténébresde la chronologie quil diflîpoit.

Dans le cours de ses recherches il prétendit avoir décou-vert la véritable origine des Francois , 6c en publia une Dis-sertation en 1716. Lillustre Pére de Tournemine Jésuite atta-qua son sentiment, 6c en soutint un autre avec tonte lérudi-tion quil faloit pour combattre un adversaire auffi savant, &cavec tonte certe hardiesse qu un grand adversaire approuve.Nous nentrerons point dans certe question ; elle étoit mèmeassez indifferente, selon la réflexion polie du P .de Tournemine ,

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