740 G. G. LEIBNITII OPERA THEOLOGICA;
< REFLEXION DE M R . LE1BNIZ
Sur Fesprit Seâaire . 1697.
O N trouve dans le monde plusieurs personnes bien intentionnées ; mai»le mal est , qu’elles ne s’entendent point, & ne travaillent point de con-cert. S’il y avoit moyen de trouver une espèce de giù pour les réunir »on feroit ' quelque chose. Le mal est souvent que les gens de bien ontquelques caprices ou opinions particuliéres , qui sont qu’ils foni contrairesentr’eux. On le volt, par exemple , dans feu Mademoiselle AntoinetteBourignon, qui méprisoit tous les autres. J’espère que Mr. Poiret sera plusraisonnable. On me dit du bien de lui » & effectivement il y a de bon-nes pensées dans fon oeconomie divine. 11 y a sans doute encore d’autrespersonnes en Hollande, dont on pourroit profiter, si on pouvoit bannir1 ’esprit seB.Aire , qui consiste proprement dans cette pretendon de vouloirque les autres se réglent sur nos maximes, au lieu qu’on se devroit con-tenter de voir qu’on alile au but principal.