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paroître au-dehors. Si Ton remarque, par exemple, qu unenfant regarde bâtir avec attention, qu’il faste de petitsestais pour fe divertir, 8c qu il s’y adonne fans y êtrepouste, c’est une marque assurée que s’il étoit instruitdes préceptes de l’Art, il y pourroit faire quelque pro-grès. On volt au contraire que ceux qui ne fe font Ar-chitectes que par des raisons de famille ou d'intérêt,fans aucune inclination, deviennent rarement de grandshommes, 8c malheureusement il n’en est que trop decette derniere efpece qui ne sortent jamais des bornes dela médiocrité. Áustì n'est-on pas assez attentif â étudierle caractère des jeunes gens qu’on destine aux Arts. Onne songe communément, en les y appliquant, qu’à leurprocurer pour le reste de leur vie un moyen de subsister ;8c comme ils n’ont pas eux-mêmes d’autre but, ils femettent peu en peine de devenir habiles, s’il faut pour yparvenir fe jetter dans un travail aussi long que pénible.D’un autre côté, quoiqu’il soit selon les réglés de trou-ver dans fa profession, non-feulement fa subsistance,mais encore un gain honnête ; il n’est pas moins constantque celui qui étant né avec d’heureufes dispositions, joui-roit d une fortune qui le mettroit en état d’étudier sonArt â loisir, auroit un grastd avantage fur celui quiferoit continuellement aux prises avec la nécessité ; carle besoin étousse les plus belles conceptions de l’efprit.C’est ainsi que s’en explique Vitruve dans l’endroit où ildonne de si beaux préceptes pour l’institution d’un Ar-chitecte. II exige fur toutes choses qu’il ne fe livre pointà l’intérêt, parce qu’en effet les Arts font toujours malexercés par ceux qui font tourmentés de cette nuisiblepassion.
Lorsque la nature s’est expliquée, il faut fe laisser con-
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