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duire par l’Ârc, qui consiste dans les préceptes Sc dans ledessein. Inintelligence des préceptes s’acquiert par la lec-ture des Livres Sc par la conversation des Sçavans & desgens d’expérience ; Sc la pratique du dessein par une ap-plication assidue à mettre exactement fur le papier ce quel’on a imaginé, tant pour se le représenter à soi-même,que pour le faire connoître aux autres. C’est destiner pours’instruire que de copier des desseins des Maîtres, ou met-tre au net les mesures que l'on a prises des plus excellerasOuvrages; Sc l’on destine de génie, lorsque l’on com-pose de soi-même des plans ou des décorations de bâti-mens. On ne sauroít trop destiner dans les commence-rnens. Plus on cultive son génie, plus il devient fécond.II seroit cependant nuisible de demeurer toujours enfer-mé dans son cabinet, occupé à mettre au jour ses proprespensées Sc à en faire des desseins terminés ; on ne se ror-meroit point le goût, qui ne devient sûr que par sinspec-tion des édifices bons Sc mauvais. C’est en les compa-rant les uns aux autres qu’on apprend à faire la distinc-tion du beau d’avec ce qui ne lest pas, Sc qu'on se rendfamilières les maniérés différentes des Architectes, àTexemple des Peintres Sc des Sculpteurs qui savent sibien discerner les ouvrages de ceux de leur profession ;car chaque Maître a fa maniéré qui lui est propre. Bra-mante , l’un des premiers Architectes parmi les Ita-liens qui se soit fait une réputation, a eu une maniéréseche, parce que de son tems l’Architecture ne com-mençoit qu’à se renouveller, Sc tenoit encore de l’igno-rance des derniers siécles ; au lieu que la maniéré de Mi-chel- Ange est d’un goût de dessein fier Sc hardi. C’est lamême chose parmi nos François ; la maniéré de Philibertde Lorme , de Jean Bullant Sc de JDucerceau , est plus
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