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t'urerTout íe monde sait quelle a été l’origine de cetArt, & comme il s’est accru à mesure que les hommesf devenus plus polis, chercherent à se procurer leurs com-I modités. Personne n’ignore que les Grecs furent les in-venteurs de l’Architecture ; quelle a été perfectionnéepar les Romains , & quêtant devenue ensuite sobjet dela magnificence de ces grands hommes, elle a été sujetteaux mêmes vicissitudes que leur fortune. Sans m arrêterici à en faire un long détail, je rapporterai seulementde quelle maniéré elle a été tirée, il y a environ deux sié-cles, de foubli où elle étoit, & comment elle a été rétabliedans son ancienne splendeur.
Les Nations barbares sorties du fond du Nord s étantrépandues comme un torrent dans les provinces de l’Em-pire Romain , & y ayant porté le fer & le feu , on vit pé-rir ce riche & valse Empire, & avec lui les Arts, qui jus-ques à.ce moment fatal y avoient été si fort en honneur.Pendant une longue fuite d’années ils resterent commeensevelis fous leur ruine. De meilleurs siécles ayant faitdisparaître l’ignorance, l’Italie vit naître , pour le bon-heur des peuples, des Princes cjui, joignant à beaucoupde grandeur dame un goût décidé pour les Sciences &les beaux Arts, mirent toute leur gloire à protéger le mé-rite par tout où ils le rencontrèrent. Un grand nombrede génies heureux, que la nature sembloit avoir réservépour illustrer ce beau siecle, secondèrent un zele si bienplacé , Sc annoncèrent à toute l’Europe le renouvelle-ment du bon goût. L’on vit paraître pour lors une infi-nité d Artistes qui, autant jaloux de leur réputation quede 1 avantage de plaire a leurs illustres bienfaiteurs, sedistinguèrent par des ouvrages excellons, chacun dans'.leurs talens. Leur génie capable des plus grandes choses