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avec respect les ouvrages 6c les écrits des plus excellensArchitectes. C’est encore une des raisons particulièresqui m ont engagé à présenter de nouveau le Livre de Fi-gnole. Nous aurons cet avantage fur les Italiens, que no-tre Architecture, traitée avec toute la simplicité majes-tueuse qui lui convient, imitera les ouvrages si respecta-bles des Anciens, tandis que la leur, par la bizarrerie deses ornemens, s’en éloigne tellement tous les jours, quelleen devient méconnoiíìable.
On ne voit dans la plupart des bâtimens qu’on a élevés dans Rome depuis près d’un siecle, que cartouches,frontons brisés, colonnes nichées, & autres nouveautésextravagantes, que le Cavalier Boromini 6c ses sectateursont mis en usage, au mépris de ces monumens si sages6c si magnifiques de l’antiquité qu’ils avoient devant lesyeux, 6c que le tems semble n avoir respecté que pourmieux faire appercevoir les défauts de ces productionsbizarres ; 6c ce qu il y a de plus remarquable, c’est quela Peinture 6c la Sculpture ,. telles que les pratiquent au-jourd’hui les Italiens, si l’on en excepte quelques-uns, nes’éloignent pas moins que leur Architecture des réglés siprécieuses de la belle simplicité : auísi a-t’on toujours ob-servé que ces trois Arts ont eu le même fort dans les dif-férens âges, parce qu’ils partent d’un même principe, quiest le Dessein.
Que ces Architectes licentieux disent qivil y a de lafoi blesse à se laisser contraindre par les réglés ordinaires,lorsqu’on est en droit d’en faire de nouvelles, qu’ilsdonnent leurs caprices pour des pensées neuves & bril-lantes, 6c qu’ils se parent d’une grande fécondité de gé-nie, on ne s’y méprendra jamais; la maniéré Antique,qui fans doute est la meilleure 6c la plus assurée, fera res-
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