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Cours d'architecture : qui comprend les Ordres de [Jacques Barozzio dit: Le] Vignole, avec des commentaires, les figures & les descriptions de ses plus beaux bâtimens, & de ceux de Michel-Ange, des instructions et des préceptes, & plusieurs nouveaux desseins concernans la distribution & la décoration, la matière & la construction des édifices, la maçonnerie, la charpenterie, la couverture, la serrurerie, la menuiserie, le jardinage, & généralement tout ce qui regarde l'art de bastir / par C. A. [i.e. Augustin-Charles] d'Aviler
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, v aTa faveur de quelques esprits plus pénétrans, on com-limença à ne plus faire le même cas de Vitruve. On nepouvoir lui refuser d avoir écrie sensément de l’Architec-ture, & d erre entré dans des détails curieux pour ce quiregarde la construction ; mais pour la partie de la déco-ration , & les Qrdres en particulier, on ne voulut plus les: chercher ailleurs que dans les vestiges des anciens bâti-mens. On les y alla destiner avec beaucoup d exactitude ;on en mesura avec précision toutes les parties ; plus on fitde recherches, plus on découvrit de beautés : ielégancedes proportions de l’Architecture antique parut dans toutson éclat, A en les suivant on parvint à donner auxédifices, & fur-tout aux Ordres, une forme auífi agréa-ble que régulière. Avec beaucoup de travail l’Architec-ture fe perfectionna ainsi peu à peu, ôc arriva au pointde perfection où nous la voyons montée ; & commel’Italie l’avoit reçue la premiere de la Grece , ce fut auífichez elle quelle reprit son ancienne splendeur ; mais pas-sant bientôt les Monts, elle fut reçue en France avecplus d’accueil qu'en aucun autre pays : nos Rois l’honore-rent de leur protection , & saisissant cette occasion de don-ner des preuves de leur magnificence, ils firent élever desbâti mens qui le disputent déja avec ceux des Anciens.

II faut souhaiter que la bonne maniéré, qui nous a ététransmise avec tant de foin par les premiers Maîtres del’Art, fe maintienne long-tems parmi nous dans fa pu-reté. Ce feroit le plus grand de tous les maux si quel- ^ques-uns de ces esprits qui ne peuvent souffrir la con-trainte , oioient entreprendre d’anéantir les réglés de labonne Architecture, pour nous faire adopter leurs capri-ces. La France, aujourd’hui si éclairée, ne doit rien crain-dre de semblable , tant qu’on continuera d'y regarder

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