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Cours d'architecture : qui comprend les Ordres de [Jacques Barozzio dit: Le] Vignole, avec des commentaires, les figures & les descriptions de ses plus beaux bâtimens, & de ceux de Michel-Ange, des instructions et des préceptes, & plusieurs nouveaux desseins concernans la distribution & la décoration, la matière & la construction des édifices, la maçonnerie, la charpenterie, la couverture, la serrurerie, la menuiserie, le jardinage, & généralement tout ce qui regarde l'art de bastir / par C. A. [i.e. Augustin-Charles] d'Aviler
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HA R C HIT E CT URE.

arbitraire, appeliée module, divisée en un certain nombrede parties égaies, comme ii se verra dans chaque Ordreen particulier. Cela apporte une íì grande facilité à cettepartie de f Architecture, qui est de foi aísez embarrassée,que quelque médiocre esprit que ce soit, pour peu qu’ilait de finclination pour cet Art, il pourra du premiercoup d’œil, &c sans prendre la peine de beaucoup lire , com-prendre le tout & s en servir, utilement.

Quoique je n’eufle aucun dessein de rendre cet Ou-vrage public , je me fuis néanmoins laissé vaincre, commetous les Auteurs, aux prières de mes amis qui le íbuhai-toient; & n ai pu aussi me refuser aux sentimens de re-connoissance qu’excitent en moi les libéralités de Mon-seigneur le Cardinal Farnese. II m'a facilité le moyend’exécuter mon entreprise, &c en ajoutant cette faveurà toutes les obligations que j ai déja à son illustre Maison,il a voulu que mes amis jouissent de mon travail dans touteson étendue : il m'a mis pour cela en état de vous présen-ter encore dans peu de tems quelque autre Ouvrage con-sidérable fur ce sujet, si vous recevez celui-ci aussi favora-blement que je l’espere.

Ce n'est pas mon intention de répondre aux objecrions que. quelques personnes me pourraient faire. Jelaisse à l’Ouvrage même le soin d’y satisfaire. Que s'il estassez heureux pour être goûté des personnes intelligen-tes, au jugement desquelles je me soumets , je me ssattequ ils en voudront bien prendre la défense. Cependant sil’on croit que la peine que j’ai prise soit inutile, si l’on sepersuade qu’on ne peut donner de réglé certaine sur cettematière, puisqu’ausentiment de tous, & deVitruve mê-me, il faut souvent augmenter ou diminuer les propos-