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COURS
Portique Corinthien sans pie'defial.
e s arcades des portiques de cet Ordre fans piédestal, se fontde la maniéré qu’il est marqué fur le dessein par les nombres, en-forte que le vuide de l’arcade ait 9 modules de large fur 18 dehaut, & que la largeur des jambages ou trumeaux soit de 3 modules.
í l est assez surprenant que les Anciens, qui ont été si réguliers dans la distri-bution des moindres ornemens des Ordres, aient presque toujours négligéde faire tomber perpendiculairement fur Taxe de la colonne les modillons de lacorniche Corinthienne. Le temple de Jupiter Stator, dont il reste trois colon-nes dans le Marché Romain , est le seul exemple antique où cette régularité setrouve observée ; au lieu que dans le Panthéon & dans la plupart des autres édi-fices de quelque autorité, les modillons font posés assez indifféremmentj ce quipourroir frire croire que les Anciens regardoient cette précision comme super-flue. Les Architectes modernes ont pensé sur ce point bien différemment j ilsont voulu que le milieu de chaque modillon tombât à-plomb du milieu de cha-que colonne, 3c qu’ils fussent espacés de façon que les caisses qui resteroientdans leurs intervalles fous le plafond du larmier, fussent toutes q narrées & éga-les entr’elles. Cette distribution des modillons est devenue un sujet d’étude très-sérieux, 3c l’on ne sautoir excuser M. le Mercier de lavoir négligé dans leglisedes Peres de l’Oratoire, où les modillons font inégalement espacés, & ne ré-pondent pas au milieu des pilastres, lui qui s’y étoit rendu si exact dans leglisede la Sorbonne. On ne peut trop exhorter les Architectes qui aiment leur ré-putation , à ne point négliger cette partie de leur art. Pour le faire avec plus deprécision, il seroit bon qu’ils destinassent un plan général du plafond de leurcorniche, afin d’y pouvoir distribuer les modillons avec plus de certitude, &empêcher qu’ils ne se confondent, lorsqu’ils viennent à se rencontrer dans lesretours que forme la corniche, lorsqu’elle couronne quelque avant-corps.Lorsqu’on est obligé de faire régner une corniche sur une ligne diagonale,comme dans un pan coupé, ou fur les piliers qui portent les quatre pendentifsd’un dôme, il faut plutôt s’attacher à rendre le modillon parfait que l’espacequarté, ainsi qu’il a toujours été pratiqué dans les plus beaux édifices. Un mo-dillon pointu n’est certainement pas supportable j qu’on en juge par le portaillatéral de l’église de S. Sulpice à Paris, bâti fur les desseins du sieur Gittard , oùon ne l a fait ainsi , que pour conserver quarté le panneau qui renferme une rosesous le plafond du larmier. On observera encore que lorsque la cornicherégné circulairement dans l’intérieur de quelque édifice, alors il est à proposd’imiter les modillons du Panthéon qui font plus étroits à la têtequ’àla partieattachée à la corniche, de laquelle la ligne des côtés des modillons & des pan-neaux des roses est tirée : ce qui est d’autant moins sensible, que le diamètre decette circonférence est plus grand. Mais si la corniche circulaire régné exté-rieurement , il vaut mieux ne point faire les panneaux des roses tout-à-fait quar-tés, que de rien changer à la forme des modillons.