D‘A R C H I T E C T U R E.
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des porces, des arcades òc des croisées dans les Ordonnances mo-dernes , il est de coure nécessité, pour les y pouvoir loger, d’éloignerles colonnes. On y est fur-tout contraint, lorsque TOrdre n’occupêqu’un étage, car lorsqu’il régné dans la hauteur de deux étages,les entre-colonnes deviennent, fans y rien changer, plus que diaf-tyles, ou de trois diamètres, par proportion aux portes, arcadesou croisées qui y font placées.
L’Ordre Corinthien est fans contredit le plus magnifique des Or-dres , il a été employé au-dehors 6c au-dedans du Panthéon, &c à laplupart des temples antiques , au moins ceux qui font d’une excel-lente Architecture 8c des bons siécles. 11 ne faut donc pas s'éton-ner si Michel-Ange n’a point fait de difficulté, non-feuìement d’enfaire le principal ornement de la magnifique église de S. Pierre ,mais aussi de le répéter dans le même lieu, puisque les Ordres dudehors & du dedans de cette église, la plupart de ceux des autels,& ceux du dôme, font Corinthiens. Son exemple a été suivi par laplus grande partie des meilleurs Architectes, êc l’onne voit guered’églifes considérables bâties à Rome ou à Paris depuis le derniersiecle, où cet Ordre n’ait été employé avec succès. Enfin si le désirde fe singulariser a fait produire dans ces derniers tefms quelqueOrdre nouveau, tels, par exemple, que des Ordres symboliques des-tinés à certains usages, Le en particulier TOrdre François, fur lequelune infinité de nos Architectes fe font exercés â l’envi l’un de Tau-tre, on les a vu imaginer des ornemens singuliers , propres à carac-tériser le nouvel Ordre fur lequel ils travailloient ; mais ils ne fefont jamais cru permis de s’éioigner dans ces nouvelles composi-tions, ni de la forme générale, ni des proportions & des mesures deTOrdre Corinthien ; préjugé bien favorable pour cet Ordre d’Ar-chitecture, & qui fait bien voir qu’il est impossible d’atteindre à unplus haut degré de perfection. On n’ignore pourtant pas qu’il y a desesprits qui ne pouvant souffrir aucune contrainte, débitent hardi-ment que c’est une timidité mal placée de n’ofer s’écarter des pro-ductions des Anciens; & qu’il est indigne de s’en rendre ainsi le ser-vile adorateur; mais qu’ont-ils donc à opposera cette simplicité ma-jestueuse, qui est inséparable de la beauté dans les ouvrages de cespremiers Maîtres de l’art ? Seroient-ce ces licences effrénées , cescompositions bizarres, dans lesquelles une trop grande vivacité degénie peut-être trop de mépris pour Tantique, ont fait tomber leCavalier Voromini, Le tous ceux qui ont eu le malheur de le suivre?
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