Buch 
Cours d'architecture : qui comprend les Ordres de [Jacques Barozzio dit: Le] Vignole, avec des commentaires, les figures & les descriptions de ses plus beaux bâtimens, & de ceux de Michel-Ange, des instructions et des préceptes, & plusieurs nouveaux desseins concernans la distribution & la décoration, la matière & la construction des édifices, la maçonnerie, la charpenterie, la couverture, la serrurerie, la menuiserie, le jardinage, & généralement tout ce qui regarde l'art de bastir / par C. A. [i.e. Augustin-Charles] d'Aviler
Seite
151
JPEG-Download
 

D'ARCHITECTURE.

- 1 -

& telles font celles d u Val-de-Grace ; mais les vitraux percésdans ces lunettes en demi - cercle , deviennent écrasés & tropbas pour leur largeur, qui est presque égale à l’arcade qui est des-sous. Lorsqu’on veut éclairer une église par le cul-de-four, il estplus à propos de mettre un vitrail dans le milieu, que d’en mettredeux séparés par un trumeau, comme on la fait àl’église de saintLouis des PP. Jésuites : íi l’église est petite, comme au noviciat desmêmes PP, Jésuites, il vaut mieux n’y en point mettre. II faut évi-ter de faire descendre les vitraux des chapelles des ailes ou bas cô-tés, trop près de l’aire du pavé, ni les trop élever, comme auxéglises du Grand Jésus &í de saint André délia Valle à Rome, oùelles font percées au-destùs de l’imposte de l’arcade. Ces sortes defenêtres doivent être plus grandes , s’il y a des bas côtés , que s’iln’y avoit que des chapelles seules le long de la nef. Autrefois ony pratiquoit des meneaux ou croisillons de pierre, qui servoient àretenir les chaffis ; mais comme on a reconnu qu’ils ôtoient beau-coup de jour, on y a substitué des meneaux de fer. II est inutile demettre dans la croisée d’une église des vitraux au-dessous de l’en-tablemcnt du grand Ordre, lorsqu’il y en a dé j a au-desiùs ; parcequ’outre qu’ils ne fervent de rien, puisqu’il vient assez de jour parle vitrail supérieur, ils occupent en cet endroit la place d’un au-tel qui, étant orné de colonnes ou de pilastres, est très - propreà décorer le mur qui reste grand &c simple dans cette partie. Lesfenêtres d’un dôme , qui font prises dans le tambour , Sc quifont élevées au - deílus de l’entablement du couronnement despendentifs, font beaucoup mieux d’être ceintrées dans leur fer-meture , quoique tournante fur leur plan ( comme celles des dô-mes de la Sorbonne & du college des Quatre-Nations à Paris , &de saint Charles de’Catinari à Rome) que d’être fermées en plate-bande, comme au Val-de-Grace & à la plupart des autres dô-mes : elles doivent avoir en hauteur deux fois ôc demie leur lar-geur, parce que l’élévation où elles font, les fait paroître baíïès,& leur décoration doit être relative aux ornemens des Ordresd’Architecture qui enrichissent tant le dehors que le dedans de latour du dôme.

Outre les églises, il y a encore de grands lieux,comme les sal-les publiques ou basiliques, qui peuvent recevoir la lumière desjours pratiqués dans leurs voûtes. La grande salle du Palais à Pa-ris, qui est considérable pour fa grandeur , est fort mal éclairée