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Cours d'architecture : qui comprend les Ordres de [Jacques Barozzio dit: Le] Vignole, avec des commentaires, les figures & les descriptions de ses plus beaux bâtimens, & de ceux de Michel-Ange, des instructions et des préceptes, & plusieurs nouveaux desseins concernans la distribution & la décoration, la matière & la construction des édifices, la maçonnerie, la charpenterie, la couverture, la serrurerie, la menuiserie, le jardinage, & généralement tout ce qui regarde l'art de bastir / par C. A. [i.e. Augustin-Charles] d'Aviler
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COURS

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6c elle ne le seroit pas même encore assez, íì l’on ouvroit les ronds jqui font dans la voûte, dont les jouées des lucarnes dans le com- jble seroient fort grandes, comme on le peut remarquer à celles jqu’on a percées nouvellement pour éclairer l'autel. Le seul moyen jpour donner du jour aux deux berceaux de cette salle, eût été de ]laitier ouverte par un grand arc la partie ceintrée au-dessus de l’en-tablement des deux fonds de la voûte; cette grande ouverture au-roit donné beaucoup plus de jour que les deux ronds que l’Archi-tecte s'est contenté d’y pratiquer : il l’a fait ainíì pour donner plusde force au pignon du comble » en y mettant un pilier-beutantau-dehors; mais il eût pu mettre deux jambages dans le ccintre,6c faire trois grands vitraux au lieu d’un seul, comme l’a pratiquéfort judicieusement le Cavalier Bernin à la nef de saint Pierre, Iqui n’étoit pas auparavant suffisamment éclairée. Pour les grands ftalions, comme sont ceux des Tuilleries, 6C de Clagny , 6c ceux |du palais Farnefe, du palais Barberin ou de Palcstrine, 6cc. s’iís |sont placés dans le milieu du bâtiment, qui est leur véritable place, Iils doivent être éclairés par deux Ordres de croisées l’un fur fau- jtre, dont les appuis soient de niveau avec les autres croisées des jappartemens, quoique ces fenêtres soient plus grandes 6c de dif- |férentes figures que les autres. L’on suppose qne ces grandes pie- |

ces occupent la hauteur de deux étages, 6c en effet ils ne doiventjamais en occuper moins.

Après les grandes fenêtres suivent les moyennes, qu’on nommeauffi Croisées, parce qu’autrefois on en partageoit la baye par plu-sieurs croisillons ou meneaux de pierre, comme il s’en voit en-core au vieux Louvre 6c ailleurs : c’est par les moyennes croiséesque les appartemens des étages quarrés reçoivent du jour. Leurproportion dépend de leur situation, c’est-à-dire, si elles font aurez-de-chaussée, au premier, au second, ou troisième étage,6c cette proportion dépend encore de la hauteur de l’étage diffé-rente selon la grandeur des édifices. Toutes les fenêtres des bâti-mens particuliers 6c des autres lieux destinés aux usages ordinaires,ont toujours depuis quatre jufqu’à cinq pieds de largeur,,fur unehuateur proportionnée à celle du plancher, de forte que leur pîate-bande doit être éloignée du plafond autant que la corniche lepourra permettre. Ces croisées sont presque toujours fermées quar-rément : leur appui doit être haut de deux pieds neuf pouces, ou troispieds au plus, 6c l’on ne doit point les faire plus bas, sous prétexte de

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ble seroient fort grandes, comme on le peut remarquer à cellesqu’on a percées nouvellement pour éclairer l’autel. Le seul moyenpour donner du jour aux deux berceaux de cette salle, eût été delaisser ouverte par un grand arc la partie ceintrée au-dessus de l’en-tablement des deux fonds de la voûte; cette grande ouverture au-

I roit donné beaucoup plus de jour que les deux ronds que l’Archi-tecte s’est contenté d’y pratiquer : il l’a fait ainsi pour donner plusde force au pignon du comble, en y mettant un pilier-beutantau-dehors; mais il eût pu mettre deux jambages dans le ccintre,6c faire trois grands vitraux au lieu d’un seul, comme l’a pratiquéfort judicieusement le Cavalier Bernin à la nef de saint Pierre,qui n’étoit pas auparavant suffisamment éclairée. Pour les grandssellons, comme sont ceux des Tuilleries, 6C de Clagny , 6c ceuxdu palais Farnefe, du palais Barberin ou de Palcstrine, 6cc. s’iíssont placés dans le milieu du bâtiment, qui est leur véritable place,ils doivent être éclairés par deux Ordres de croisées l’un fur l’au-tre, dont les appuis soient de niveau avec les autres croisées desappartemens, quoique ces fenêtres soient plus grandes 6c de dif-férentes figures que les autres. L’on suppose qne ces grandes pie-ces occupent la hauteur de deux étages, 6c en effet ils ne doiventjamais en occuper moins.

Après les grandes fenêtres suivent les moyennes, qu’on nommeauffi Croisées, parce qu’autrefois on en partageoit la baye par plu-sieurs croisillons ou meneaux de pierre, comme il s’en voit en-core au vieux Louvre 6c ailleurs : c’est par les moyennes croiséesque les appartemens des étages quarrés reçoivent du jour. Leurproportion dépend de leur situation, c’est-à-dire, si elles font aurez-de-chaussée, au premier, au second, ou troisième étage,

1 6c cette proportion dépend encore de la hauteur de l’étage diffé-rente selon la grandeur des édifices. Toutes les fenêtres des bâti-mens particuliers 6c des autres lieux destinés aux usages ordinaires,ont toujours depuis quatre jufqu’à cinq pieds de largeur,,fur unehuateur proportionnée à celle du plancher, de forte que leur pîate-bande doit être éloignée du plafond autant que la corniche lepourra permettre. Ces croisées sont presque toujours fermées quar-rément : leur appui doit être haut de deux pieds neuf pouces, ou troispieds au plus, 6c l’on ne doit point les faire plus bas, sous prétexte de

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