D'ARCHITECTURE.
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destal dépend de la figure dont on remplit les niches, parce quesi c’est une figure feule en pied, le piédestal ou socle doit êtremoins haut que pour une figure assise, ou pour un grouppe. Lors-que ces grandes niches font dans une façade où il y a des arcades,elles retiennent les mêmes impostes les mêmes archivoltes.Celles dont Michel-Ange a décoré le dehors de l’église de saintPierre, sont d’une si élégante proportion, Ôc ornées avee tant desageíle, qu’il ne faut point chercher de meilleurs modèles. Ellesont été faites pour des grouppes de figures. On met áu rang desgrandes niches celles qu’on nomme Tabernacles, & de ce genrefont les petits autels du Panthéon , dont je parlerai ci-après.
II en est des niches, ainsi que des portes & des fenêtres ; leursornemens doivent être proportionnés à leur grandeur. Elles peu-vent être ornées par le bas d’un piédestal de la largeur de leur ou-verture ôc qui saille médiocrement en-dehors, à moins que la fi-gure n’avance beaucoup le pied en-devant, &c l’on y peut tailler unbas-relief, comme à la niche A : rarement on y met un cantala-bre ou chambranle simple fans imposte, si elles sont ceintrées.Lorsqu’o n n’est pas aílùjetti à se servir de l’imposte de quelque ar-cade dont on retranche les moulures, il faut prendre la nichedans un renfoncement quarté avec un beau chambranle, des mon-tans, des consoles, des corniches ôí un fronton qui ne soit nibrisé , ni trop chargé d’ornemens dans son tympan , ní de festonsfur son archivolte, qui doit avoir environ un sixième de l’ouver-turc: alors l’imposte se terminera dans les côtés du renfoncement.II n’est pas besoin de clef saillante ; ou du moins si l’on en metune, elle doit être de peu de relief : il ne faut jamais mettre de mas-que à la clef d’une niche , mais plutôt une console de sculpture,parce que ce masque se trouvant au-deííùs de la tête de la statue,fait un mauvais ester. Souvent on retranche l’imposte & l’archi-volte, comme à la niche A ; Sc dans ce cas-Ià on peut, avec beau-coup de grâce, placer une coquille dans le cul-de-four de la ni-che, pour peu qu’elle soit enrichie à proportion, ce qui a été prati-qué en beaucoup d’cndroits. II y a encore des niches dont les jam-bages font ornés de deux pilastres surmontés par une petite corni-che architravée qui sert d’impostc à la niche : mais ces pilastres nepeuvent être que chétifs, & cette maniéré est mesquine. Enfin ssily a quelque occasion d’enrichir une niche, c’est lorsqu’elle terminequelque superbe galerie ou portique , & qu’elle est seule dans