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Cours d'architecture : qui comprend les Ordres de [Jacques Barozzio dit: Le] Vignole, avec des commentaires, les figures & les descriptions de ses plus beaux bâtimens, & de ceux de Michel-Ange, des instructions et des préceptes, & plusieurs nouveaux desseins concernans la distribution & la décoration, la matière & la construction des édifices, la maçonnerie, la charpenterie, la couverture, la serrurerie, la menuiserie, le jardinage, & généralement tout ce qui regarde l'art de bastir / par C. A. [i.e. Augustin-Charles] d'Aviler
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COURS

De la distribution des plans, & de la décoration

des façades.

Après avoir traité séparément de toutes les parties qui en-trent dans la composition d’un édifice , j’ai jugé qu il étoitnécessaire de donner un de sein de bâtiment, ou elles setrouvassent toutes rassemblées , afin qu on pût mieux ju-ger de la proportion relative que toutes ces parties doiventavoir entr elles , & combien elles acquièrent fie beauté ,lorsqu étant réunies , elles font mises chacune dans laplace qui leur ejl propre.

Les réglés particulières de l’Architecture font d’une íi grandeétendue , qu’il s’en présente toujours de nouvelles, selon les nou-veaux sujets que l’on traite ; mais mon deílein n’étant présente-ment que de parler de celles qui font générales, je me fuis restraintdans deux termes , qui font la distribution des plans, & la déco-ration des façades, qui comprennent tout ce qu’on peut dire furcette matière. Et partant de-là, j’ai cru qu’on me permettroit deproduire pour exemple un grand corps d’hòtel de mon invention ,où j’ai tâché de renfermer beaucoup de parties fans confusion. Cebâtiment est moindre qu’un palais, que la forme de ce volume nem’a pas permis de pouvoir donner, & il est auísi plus considérableque la maison d’un Particulier, qui ne pourroit fournir que peude préceptes. J’ai choisi, par préférence, un édifice propre pourl’habitation, parce que le besoin qu’on en a fréquemment, en rendla composition plus utile, & je l’ai fait de mon invention, asind’avoir la liberté de le tourner d’une maniéré où les commoditésles plus en usage fe pussent rencontrer.

Je ne doute pas qu’on ne s’apperçoive d’abord que dans cettedisposition j’ai préféré la fymmétrie & la magnificence à une dis-tribution plus ménagée. J’avoue que s’il y avoit, par exemple, furla même étendue de place, une basse-cour séparée pour les écu-ries. & remises ; que si le bâtiment n’étoit point doublé , n’ayantque deux étages quartés, fans les offices & le galetas, ou enfins’il n’y avoit qu’une aile, ce feroit toute une autre disposition :