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Cours d'architecture : qui comprend les Ordres de [Jacques Barozzio dit: Le] Vignole, avec des commentaires, les figures & les descriptions de ses plus beaux bâtimens, & de ceux de Michel-Ange, des instructions et des préceptes, & plusieurs nouveaux desseins concernans la distribution & la décoration, la matière & la construction des édifices, la maçonnerie, la charpenterie, la couverture, la serrurerie, la menuiserie, le jardinage, & généralement tout ce qui regarde l'art de bastir / par C. A. [i.e. Augustin-Charles] d'Aviler
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D'ARCUlTE'CTURE.

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des basse-cours, pour faire remarquer quelles font les différentescommodités qu on y peut pratiquer; mais avant que d’en parler, ilest à propos de faire observer qu’on doit toujours ménager auprèsde la porte d’entrée, une petite chambre à cheminée pour le Suisseou Portier.

Les pieces nécessaires pour le service des cuisines, font les sal-les du commun, les lavoirs, garde-manger, rôtisserie, 6cc. Lessalles du commun font toujours placées attenant les cuisines; cefont des lieux fans cheminée, où l'on dispose des tables avec desbancs scellés aux côtés, pour y servir à manger aux domestiques,6c empêcher qu’ils n’embarrassent la cuisine en s’y rassemblant.

Les lavoirs íbnt de petits lieux où l’on met une pierre pour y la-ver, sablonner 6c écurer les vaisselles, Le pour dégager la cuisine,à laquelle ils doivent être joints. Lorfqu’on a de l’eau en réservoir,ce qui est d’une grande commodité, on la conduit en ce lieu pardes tuyaux.

Le garde-manger est la picce la plus nécessaire : elle doit êtregrillée pour la sûreté des provisions qu’on y ferre ; on y met aussi ladéserte des tables, 6c elle doit être éloignée du soleil, autant qu’onle peut, afin que la chaleur ne gâte pas les viandes.

La rôtisserie est un autre endroit pratiqué dans les grandes cui-sines, autant pour y ferrer les volailles 6c le gibier, que pour y pi-quer les viandes , 6c elle doit être exposée de la même maniéré.

La distribution de ces petits lieux procure une infinité de com-modités , qu’on ne connoissoit pas autrefois ; chaque chose fe trou-ve rangée dans fa place, 6c l’on ne fait plus les cuisines que d’unemédiocre grandeur, au lieu qu’on étoit obligé de les faire fort vas-tes auparavant. On les voûte en pierre, quand le lieu le permet,6c crainte du feu, ou du moins on les lambrisse en plafond. Unecuisine, pour être commode, doit avoir des potagers d’une lar-geur convenable, pour y préparer les potages 6c les ragoûts, 6cl’on y pratique au-dessous de faux planchers pour recevoir le feu6c la cendre qui tombent des rechaux. Elle n’a pas moins besoind’un four pour la pâtisserie. Mais la plus grande commodité qu’onpuisse désirer , c’est d’y avoir de l’eau en abondance, soit par destuyaux venans des réservoirs, soit, au défaut, par la proximitéd’un puits placé dans l’une de fes encoignures. Lorfqu’il y a depetites cours voisines des cuisines, on y ferre le bois fous desapentis ; mais lorfqu’il n’y en a point, on fait enforte que la

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