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Cours d'architecture : qui comprend les Ordres de [Jacques Barozzio dit: Le] Vignole, avec des commentaires, les figures & les descriptions de ses plus beaux bâtimens, & de ceux de Michel-Ange, des instructions et des préceptes, & plusieurs nouveaux desseins concernans la distribution & la décoration, la matière & la construction des édifices, la maçonnerie, la charpenterie, la couverture, la serrurerie, la menuiserie, le jardinage, & généralement tout ce qui regarde l'art de bastir / par C. A. [i.e. Augustin-Charles] d'Aviler
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D’ARCH ITECTURE.

iii

serrer les harnois, & les raccommoder, ôt c’est ce qu’ou appelleSellerie, & l’on pratique au-dessus des soupentes oh couchent lespalfreniers. Dans les grands hôtels, on y pratique encore desforges, afin de n’être pas obligé de sortir dehors, pour faire ferrerles chevaux. !

Les cours à fumier doivent être voisines des écuries ; on y placeles lieux communs pour les domestiques: elles doivent avoir leursortie & dégagement du côté de la rue, pour en enlever les fu-miers , soit par une porte , soit par une fenêtre grilléesans êtreobligé de les passer par la cour principale.

Le puits doit être placé à la porte de l’écurie, ou dans Pécuriemême ; si la margelle en est à l’aíHeurement du pavé , elle fera re-seuillée pour recevoir une trappe qui en bouche l’ouverture. Onattache au-deílhs contre le mur un balancier qui fait agir un corpsde pompe, dont les tuyaux montans se déchargent dans les auges,ou l’on abreuve les chevaux.

Les greniers à foin font ordinairement au-dessus des écuries.On y pratique dans les planchers de petites trappes par oh l’on jettele foin, afin qu’il ne soit pas mouillé dans le tems de pluie. On yfait ausii un retranchement pour P avoine, d’oh elle tombe par untuyau de communication dans un petit coffret disposé au-dessousdans Pécurie; ce qui est plus commode, & moins embarrassantque les grands coffres qu’on y plaçoit.

II n’y a rien de particulier à aire des remises de carrosses, si cen’est qu’on y pratique présentement des barrières ou coursiérestriangulaires, par le moyen desquelles les carrosses qui y font pous-sés , se rangent dans leur place, même pendant la nuit, fans pou-voir s’en écarter. C’est ausii au-desius de ces remises qu’on logeordinairement les domestiques, ôc leurs chambres font dégagéespar de petits corridors.