D’ARCH ITECTURE.
iii
serrer les harnois, & les raccommoder, ôt c’est ce qu’ou appelleSellerie, & l’on pratique au-dessus des soupentes oh couchent lespalfreniers. Dans les grands hôtels, on y pratique encore desforges, afin de n’être pas obligé de sortir dehors, pour faire ferrerles chevaux. !
Les cours à fumier doivent être voisines des écuries ; on y placeles lieux communs pour les domestiques: elles doivent avoir leursortie & dégagement du côté de la rue, pour en enlever les fu-miers , soit par une porte , soit par une fenêtre grilléesans êtreobligé de les passer par la cour principale.
Le puits doit être placé à la porte de l’écurie, ou dans Pécuriemême ; si la margelle en est à l’aíHeurement du pavé , elle fera re-seuillée pour recevoir une trappe qui en bouche l’ouverture. Onattache au-deílhs contre le mur un balancier qui fait agir un corpsde pompe, dont les tuyaux montans se déchargent dans les auges,ou l’on abreuve les chevaux.
Les greniers à foin font ordinairement au-dessus des écuries.On y pratique dans les planchers de petites trappes par oh l’on jettele foin, afin qu’il ne soit pas mouillé dans le tems de pluie. On yfait ausii un retranchement pour P avoine, d’oh elle tombe par untuyau de communication dans un petit coffret disposé au-dessousdans Pécurie; ce qui est plus commode, & moins embarrassantque les grands coffres qu’on y plaçoit.
II n’y a rien de particulier à aire des remises de carrosses, si cen’est qu’on y pratique présentement des barrières ou coursiérestriangulaires, par le moyen desquelles les carrosses qui y font pous-sés , se rangent dans leur place, même pendant la nuit, fans pou-voir s’en écarter. C’est ausii au-desius de ces remises qu’on logeordinairement les domestiques, ôc leurs chambres font dégagéespar de petits corridors.