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de suite, ils font sujets à s’éclater. Toutes les fois qu’on est: obligéde se servir de poutres, il faut garnir de plomb les bouts qui portentdans le mur, ce qui se doit faire aussi aux solives de brin, à moinsqu’on ne les pose sur des sablières. Les poutres doivent être bienéquarries avec moulures fur l’arrête, ôí posées fur leur fort, ainsique toutes les solives des planchers, qui seront posées de champ &non de plat. Les travées seront les plus égales que faire se pourra,& elles doivent répondre milieu pour milieu aux croisées. II y ades aílemblages de plusieurs maniérés ; les meilleurs font ceux quifont les plus justes avec des tenons Sc m or toises bien chevillés: cequi ne íe pratique presque pas en Italie, où les bois des comblesne font entretenus que par des entailles Sc des liens de fer.
Quant aux grosseurs des bois, il est constant qu’on les doit em-ployer de grosseur convenable à leur longueur, ce que la pratiquemontre assez aux ouvriers, Sc ce qu’il est toutefois nécessaired’expliquer dans les devis ; car cet uíage se trouve bien différent,selon l’intérêt de ces mêmes ouvriers. Sur quoi on peut dire, quedepuis qu'ils fourniíïent les bois au cent, au bas prix qu’on leur de-mande, ils ne peuvent y trouver leur compte qu’en les employantd’une groíleur inutile, ce qui charge trop les bâtimens , SC ilsépargnent le plus qu’ils peuvent les assemblages, afin d’avoir beau-coup de cent de bois & peu de journées d’ouvriers.