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Cours d'architecture : qui comprend les Ordres de [Jacques Barozzio dit: Le] Vignole, avec des commentaires, les figures & les descriptions de ses plus beaux bâtimens, & de ceux de Michel-Ange, des instructions et des préceptes, & plusieurs nouveaux desseins concernans la distribution & la décoration, la matière & la construction des édifices, la maçonnerie, la charpenterie, la couverture, la serrurerie, la menuiserie, le jardinage, & généralement tout ce qui regarde l'art de bastir / par C. A. [i.e. Augustin-Charles] d'Aviler
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lie, autant pour les faillies d’Architecture, que pour les figures ôcles ornemens de sculpture : mais il n’est propre que pour les de-dans, &: en France il ne s’emploie qu’à la Sculpture. Pour faireune figure, on commence par lame ou noyau, avec un mortiercomposé d’un tiers de chaux, & de deux tiers de fable de riviere,ou de poudre de brique en pareille quantité, ce qui fait un cimentassez dur : &c on acheve ensuite la figure fur cette ame avec un mor-tier d’un tiers de chaux vieille éteinte , & de deux tiers de poudrede marbre blanc ; ce qui est proprement le vrai stuc qui fe travailleavec l’efpatule,la brosse, &C quelques linges rudes pour finir. Cettematière fe conserve long-tems, comme il paroît en plusieurs édi-fices antiques, ou font restés des ornemens de stuc depuis plusieurssiécles.

II y a encore des mortiers de moindre qualité & consistance qiteceux dont il est parlé ci-defliis, mais dont on ne fe sert que parépargne, ou parce que les matières ne fe rencontrent pas, pour lesfaire auísi bons que les autres ; le moindre est celui de terre fran-che détrempée avec de l’eau, ou de terre jaune avec un peu depaille hachée, & quelque peu de chaux : on nomme ce mortier,de la bauge. II fe fait auísi du mortier de chaux Lc de fable blanc,au lieu de plâtre, pour les enduits & ravalemens, comme à Fon-tainebleau. II n’y a que la nécessité qui doive contraindre de feservir de ces íortes de matières.

DE VU S A G E DU FER

DANS LES B ASTI ME N S.

On connoît, par les restes des édifices antiques , que Puíagedu fer n’étoit pas autrefois si commun qu’il est à présent ; on fefervoit alors du bronze, qui est plus durable que le fer; mais lesAnciens ne Pemployoient pas en si grande quantité que nous sai-sons le fer, ils ne mettoient que quelques crampons de bronzepour entretenir &c lier ensemble les pierres.

Tout le fer qui s’em^loie dans les bâtimens, sert ou à la soli-dité ou à la fureté , ou a l’un & à l’autre. Celui qui sert à la soli-dité , est réputé gros fer, comme les tirans , ancres, linteaux,plate - bandes , boulons , manteaux de cheminées , barres detrémies, Lee. Et celui qui sert à la sûreté pour la fermeture des