±yi
COURS
L’ouverture des terres ne se doit faire que de la grandeur néces-saire pour les épaiíîèurs des murs : de forte que les tranchées 6c ri-goles ne doivent avoir que la largeur de celle des murs, 6c en casque les terres soient sujettes à s’ébouler, il les faut entretenir avecdes étreíìllons 5c des do des.
Quelquefois il arrive dans les édifices qui ont une grande, éten-due , que le terrein n’est pas de niveau ; mais avec diverses pentes,íèlon les accidens de fa situation. Le bon fond s’y trouve plus oumoins en contre-bas dans des endroits que dans d’autres ; alors l’onest: obligé de faire les fondations par redens ou ressauts, autant pourménager la maçonnerie, que pour ne pas éventer le bon fond. Ilest cependant plus avantageux d’asseoir la fondation fur un fondbien dressé de niveau dans toute l’étcndue du bâtiment, parce qu’iltaíle également p a r-tout.
Quant à la construction des fondations, les principales encoi-gnures , & celles des avant-corps dans les bâtimens considérablesdoiventiêtre delibage; 8c les murs de moi Ions qui garniílènt encoreces libages ne doivent pas être bloqués contre les terres, maislevés d’alignement bien parallèles, 8c les moilons posés en même-tems fur leur plat, à bain de mortier. Cette construction est beau-coup plus solide que celle qui se fait à diverses reprises 8c par épau-lées ; ce que les Anciens ont évité, car on remarque que le massifde leur fondation forme une platée de toute l’étendue du bâti-ment.
Les empattemens des murs doivent être observés tant au-dedansqu’au-dehors, 6c proportionnés à l’épaisscur des murs. En généralles fondations doivent avoir d’épaisseur un quart plus que les murspris au droit de la prcmîere assise de pierre dure ; dc sorte que si lemur a deux pieds d’épaissc.ur, la fondation aura deux pieds 6c demi,ce qui est trois pouces d’empattementde chaque coté : mais lorsqueles murs passent trois à quatre pieds d’épaislcur, cette réglé n’a plusde lieu, parce que cet empattement dépend autant de la chargedu dessus que de la hauteur de la fondation des voûtes dont ilfaut retenir la poussée.
Les premières assises doivent faire parpin dans les médiocresmurs, ou du moins de deux pierres l’une, c’est-à-dire, de deuxquarreaux 8c d’une boutisse , le tout en bonne 8ç suffisante liai-son. Les assises doivent régner le plus qu’il se peut de mêmehauteur, autant pour la bonté de la construction, que pour la
.beauté