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Cours d'architecture : qui comprend les Ordres de [Jacques Barozzio dit: Le] Vignole, avec des commentaires, les figures & les descriptions de ses plus beaux bâtimens, & de ceux de Michel-Ange, des instructions et des préceptes, & plusieurs nouveaux desseins concernans la distribution & la décoration, la matière & la construction des édifices, la maçonnerie, la charpenterie, la couverture, la serrurerie, la menuiserie, le jardinage, & généralement tout ce qui regarde l'art de bastir / par C. A. [i.e. Augustin-Charles] d'Aviler
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D'ARC H T T E CT URE.

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beauté de l’appareil. Les pierres dures, dans les ouvrages faits avecpropreté , font layées, traversées êé polies aux grais, Lé les pierrestendres bien raggréées au fer ; Lé les unes Lé les autres doivent êtreébouzinées jusqu’au vif, en les taillant, ensorte qu’il n’y reste nibouzin, ni tendre, & qu’il n’y ait ni fil, ni moye, ni veines jaunes.Or comme on emploie les plus grandes pierres aux encoignures Lépiédroits, auílì les moindres se répandent dans le cours de 1’affife,dont le clausoirne doit pas avoir moins de largeur que de hauteur;& s’il est nécessaire de boulins pour échaffauder, faute de bayes , lestrous, pour loger les boulins, doivent être de la grandeur de ceclausoir, afìn qu’ils puissent être remplis d’un quarreau, lorsqu’onleve l’échaffaud.

On laisse quelquefois l’Architecture en b o stage, tant aux cham-branles qu’aux archivoltes , bandeaux, tables Lé petites corni-ches, Lé dans le^ endroits ou il doit y avoir de la sculpture; par ceque les moulures, étant coupées fur le tas, font plus propres ; Lél’on reconnoît par quelques restes de bâtimens antiques, que lesAnciens le pratiquoient ains. On peut aussi laistêr les pierres enbossages de deux l’une, d’autant que l’ouvrage en paroi t plus uni-forme, Lé les arrêtes des pierres íont plus vives, que si elles avoientété taillées dans le chantier. Il arrive souvent que des hauteursd’affifes ne reviennent pas., parce que les Appareillcurs ne s’accor-dent pas en leurs mesures, Lé que les Poseurs n’apportent pas toutle foin nécessaire dans l’exécution, mais un habile Entrepreneurne souffre point de défauts aussi essentiels. Je pourrois encore faireplusieurs autres remarques fur cette partie de la construction ;tnaisil vaut mieux renvoyer à la pratique qui enseigne une infinité dechoses qu’il feroit difficile, Lé peut-être’ inutile d’expliquer ; Léd’ailleurs l’expériencc jointe à l’intérêt, rend aisées les opérationsles plus épineuses.

DE LA COUPE

DES P I E R R E S.

F . A partie la plus difficile de la construction, est l’art de lacoupe des pierres , autrement le trait, que Mathurin Jousse nom-me le secret de l’Architecture. Les principes de cette sciencefont fondés fur la Géométrie ; Lé de l’opération qu’on fait avec dé-pure , on passe à l’exécution, en traçant des pierres qui doivent