D‘A RCHITECT URE.
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parfait, ou en plein-ccintre, ou surbaissés, ou surmontés en tierspoint ou lignes paraboliques, ou biais , ou rampans, ou l’un Scl’autre. Les plate-bandes font ou droites, ou bombées, Sc quel-quefois avec arriere-voussure par derriere.
Les voûtes peuvent être nommées régulières ou irrégulieresdans leurs formes, à carde des sujétions de leur usage ôc de leurraccordement. On entend par voûtes régulières, celles qui n’ontni biais, ni rampant, ni talut, Sc par les irrégulieres, le contraire.Chaque voussoir a six faces, deux panneaux de douelle, dont l’unest intérieur ou d’intrados, Sc l’autre extérieur ou d’extrados ; deuxpanneaux de tête, dont l’un de front fait parement de l’arc par-de-vant, Sc l’autre paroit derriere, si la pierre fait par pi n, Sc deux pan-neaux de lits qui font cachés dans le corps de la maçonnerie : tousces panneaux font opposés. Les joints font ou de lit, ou de tête,qu’on nomme aussi joints de coupe, qui font les joints en rayonstirés du centre des arcs de plein ceintre. II y a ausiì des joints mon-tans Sc des joints de lit ou de niveau dans les cours d’alíìses, Sc cedernier joint doit suivre le lit de la carrière, car autrement la pierreferoit mise en délit; ce qui s’obscrve ausiì aux arcs Sc voûtes où lesjoints de lit font ceux de la carrière, fans quoi la ruine des voûtesSc plate-bandes arrive souvent par cette mal-façon. Le coussinetd’un arc ou voûte, cil la derniere pierre ou imposte qui couronnele piédroit, Sc reçoit les premieres retombées.
On le sert de divers instrumens pour tracer les voûtes Sc leursvoussoirs,&: outre la réglé, la fausse Sc la vraie équerre, le niveau,le plomb Sc les autres outils communs dans l’art de bâtir, on meten usage la sauterelle, qui est une équerre mobile pour prendrel’ouverture des angles, Sc le b eu veau, dont un bras sert à tracer lacurvité du panneau de douelle, Sc l’autre le joint de lit ; quelquefoisles deux bras en font creusés Sc bombés, Sc toujours mobiles. Lesécbasses font des lattes ou réglés minces, fur lesquelles on marqueavec des hoches d’un côté les vouíloirs, Sc de l’autre les retombées.
On trace les pierres par panneaux, ou par équarrisiement ou dé-robement, Sc l’on trouve dans les Auteurs les opérations qu’il fautfaire pour tracer une même piece suivant ces deux maniérés. Cellepar panneaux est la plus ingénieuse, Sc elle est plus entendue quecelle par équarrissement,avec laquelle on ne peut pas toujours fairece qui fe fait par panneaux. L’épure ou le dessein de la piece dutrait, étant tracé aussi grand que l’ouvrage, on en leve les panneaux
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