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COURS
remplir le vuide auqucl elles font destinées, quelque irrégulierqu’il soir. Les meilleurs ouvriers font leur capital de cette prati-que, 6c font d’autant plus recommandablcs qu’ils font bons Appa-reilleurs ; c’est pourquoi un Entrepreneur, fans cette connoissancc,est moins estimé que son Appareilleur. Elle est auíïï fort nécessaireà l’Architecte, afin qu’il ne mette rien dans ses desseins qui soit im-possible dans l’exécution; 6c que lorfqu’il proposera quelque ou-vrage extraordinaire de cette nature, il puiíïè indiquer des moyensde rendre les voûtes autant agréables 6c légeres, que solides 6chardies.
Mon intention n’est point de m’étendre fur une matière aussi am-ple que celle-ci, qui demanderoit un volume, 6e fur laquelle desAuteurs (*) ont fait des Traités complets. Je n’ai point eu dessein dedonner la.construction, ni le développement d’aucune piece dctrait, parce que je ne ferois que répéter ce qui fe trouve dans les au-tres Livres ; je me contenterai d’expliquer les termes de cet art 6ela nature des voûtes, afin de faire naître dans l’cfprit de ceux quiliront cet ouvrage, le désir de pénétrer plus avant dans la connoif-fance d’une partie fi utile à l’Architecture, 6c pour laquelle les dis-cours ne suffisent pas, mais où les opérations font absolument né-cessaires. Le plus sûr moyen pour apprendre la coupe des pierres,est de couper les pieces de trait avec des solides, dont le meilleurest la pierre de S. Leu, 6e de prendre quelque habile ouvrier pourfe conduire, parce qu’il foulage, 6c qu’il instruit en même tcnis.La sévérité des réglés de la Géométrie est inférieure à la pratique,de même que la méthode des cherches ralongées vaut mieux queles figures géométriques, d’autant qu’en cet art la pratique est pré-férable à la théorie.
La pierre fur le chantier étant brute ou velue, fa premiere pré-paration est de l’équarrir, 6c d’en tailler les lits 6e les paremens,il faut qu’elle soit bien retournée, 6e point gauche, afin que l’Ap-pareilleur y puisse tracer ce qu’il convient, selon la grandeur deîa pierre qu’il doit ménager, parce que le déchet des grosses recou-pes est en pure perte pour l’Entrepreneur. Les ouvrages de moin-dre appareil font les carreaux 6c les boutisses dont on érige les murscontinus, les piédroits 6c les encoignures. Toutes les bayes fe fer-ment ou en ceintre, dont les pierres fe nomment voussoirs, ou enplate-bande avec des claveaux. Les ceintres font ou en dcmi-cercle
( *) Le Péri D grand, M. De la Rue, & M. Freçier.