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Cours d'architecture : qui comprend les Ordres de [Jacques Barozzio dit: Le] Vignole, avec des commentaires, les figures & les descriptions de ses plus beaux bâtimens, & de ceux de Michel-Ange, des instructions et des préceptes, & plusieurs nouveaux desseins concernans la distribution & la décoration, la matière & la construction des édifices, la maçonnerie, la charpenterie, la couverture, la serrurerie, la menuiserie, le jardinage, & généralement tout ce qui regarde l'art de bastir / par C. A. [i.e. Augustin-Charles] d'Aviler
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Voilà le dénombrement des voûtes les plus usitées dans les bâ-timens; 6c fur les principes qui servent à les construire, on en peutétablit une infinité d’autres qui tiennent de la nature de celles-ci,6c qui n’en diffèrent que par la sujétion de quelque raccordement.Quant à la construction de leurs traits, il faut consulter les princi-paux Auteurs qui cn ont traité. Philibert de Lorme est le premierqui ait ouvert le chemin à cette science inconnue aux Anciens, 6cqui lait réduite par réglés, mais il ne s'explique pas astèz claire-ment. Mathurin Jouffe s’est rendu plus intelligible aux ouvriers,6e il paroît par son Traité, qu’il étoit consommé dans la pratique.Quant à Girard Desargues, dont Abraham Boffe a mis les écrits aujour, il semble qu’il ait voulu, étant bon Géomètre, cacher la con-noifiànce de ce qu’il enseigne par sa manière universelle, 6c parl’affectation des termes dont il se sert, qui ne sont point en. usageparmi les ouvriers. Le meilleur de tous, au goût de ceux qui joi-gnent la pratique à la théorie, est le Perc François Derand Jésuite,qui en a fait un ample volume avec tous les éclaircissemens néces-saires par discours 6c par figures; aussi est-ce celui que les ouvriersrecherchent le plus ; 6c on le donne aux apprentifs, comme le plussûr guide pour parvenir à la connoiffance de cette partie qui n’estpas la moins difficile de l’Architecture. Mais quoique ces Livressoient d’un grand secours, les Appareilleurs ont depuis peu trouvédes manières encore plus abrégées 6c plus faciles, comme il paroîtdans les nouveaux bâ'timens , 6c dans les derniers ouvrages qu’ontdonné fur la coupe des pierres le sieur De la Rue 6c M. Frezicr.

II reste à parler des machines 6c deséchaffaudages, qui font com-me les bras de la construction, 6c dont l’Entrepreneur doit être aumoins informé, supposé qu’il ne soit pas Machiniste; parce que leservice d’un attelier public ou particulier, n’avance qu’autant qu’ilest bien équipé. Les plus simples machines font le levier dontl’abatage a beaucoup de force; l’écharpe qui, avec un cable, sertà enlever les médiocres fardeaux , 6c la chevre les plus pesans ;le singe, qui agit par le moyen d’un treuil à bras; les verrins, pourtravailler par sous-œuvre ; 6c le vindas, pour tirer les gros fardeauxqu’on ne peut châtier. Les autres machines qui fervent ausiì par leguindage à enlever les fardeaux, & qu’on peut appeller composées,font celles qui tournent verticalement avec une crapaudine fur unpivot ou tourillon enté fur un arbre , comme la grue à tambour,dont le col peut être augmenté d’une écoperche : celle qu’on nom-

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