D-A R C H IT E CT U RE.
font de bois, si la piece est: boisée; & parce que ces petits lieux fontau plain-pied des appartemens, on en diminue l'exhaussement, ouen taisant un ceintre en maniéré de voûte en arc de cloître, oubien un faux plancher, autant pour empêcher le bruit par ce vuideou soupente, que pour rendre îe lieu plus chaud. Mais ce que Da-viler remarque en cet endroit, ne s’obferve plus aujourd’hui, tou-tes les corniches se font en plâtre, même celles qui couronnentles lambris, ainsi qu’on le fera voir ci-après ; Lc à l’égard de la dimi-nution d’exhauííement dans les petites pieces, elle se fait en prati-quant au-deílùs d’autres petites pieces en entresol, qui serventde garderobes : ce que nous avons dé j a fait observer, en parlantde la nouvelle distribution des plans.
Quant à la hauteur des corniches , la plupart des Architectesdonnent à celles des chambres plafonnées un dixieme de la hauteurde la chambre, Sc cependant une corniche d’un pied paíTera pourforte dans une chambre de dix pieds d’exhaussement ; c’est pour-quoi le douzième , qui est un pouce par pied, semble une plus justeproportion pour les pieces depuis huit pieds jusqu à quinze d’ex-haussement, enforte que dans une piece de quinze pieds d’éléva-tion, il y auroit une corniche architravée de quinze pouces. Pourles pieces qui font au-dessus de cette hauteur, Sc où l’on a coutumede mettre des corniches composées dans le goût des entablemens,un dixieme conviendroit mieux. La saillie des corniches qui fontfous les plafonds doit être plus grande que fous les ceintres : ainsices dernieres corniches auront un peu moins de faillie que leur hau-teur, Sc les ceintres doivent prendre naissance Sc porter à faux en-viron au tiers de cette faillie depuis le nud du mur. II faut que lesarchitraves de ces entablemens de dedans soient petits, avec deuxfaces au plus, Sc les frises médiocres. On les peut enrichir d’orne-mens continus , comme rinceaux, feuilles d’eau Sc de refend, Sec.ou interrompus par des consoles seules, ou accouplées de diversesefpeces, ornées d’écailles, de canaux Sc de masques; Sc dans lesmétopes quarrés ou barlongs qui restent entre ces consoles, onpeut représenter en bas-relief des festons, des trophées , ou d’au-tres ornemens symboliques. Les moulures ei) doivent être taiíées alternativement, Sc le larmier ravalé avec postes, guillochis,ou entrelas moulés ou taillés fur le tas : un cordon de fleurs ,ou une moulure ronde avec des godrons de relief, ou en creux,y conviennent assez pour cymaise, lorfqu’elles font fous des cein-
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