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Deuxième partie.
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— STYLE OGIVAL DE L’OCCIDENT. —

L’histoire du diocèse d’York ne présente plus qu’un intérêt secondaire jusqu’à l’époque de la réforme. Onvit alors (en 1514) le fameux Thomas Wolsey, installé par procuration sur le siège d’York ; mais le cauteleux pré-lat, tout entier aux intrigues qui finirent par sa disgrâce, ne visita jamais officiellement cette ville. Sous sonsuccesseur, Edward Lee, l’aliénation générale des biens du clergé priva le siège d’York des manoirs de Beverley,Southwell , Skidly et de Bishop Burton. Lee ne paraît pas avoir favorisé la nouvelle religion ; mais il en futautrement de Bobert Holyate, qui le remplaça et qui fut dévoué à Henri VIII . Dépossédé sous la reine Mary,il fut contraint de céder sa chaire à Nicolas Heath, dont l’élection fut confirmée par une bulle du pape Paul IV ,datée de juillet 1555; c’est la dernière de ce genre que possèdent les archives de l’archevêché.

Parmi les autres prélats qui se sont succédé jusqu’à nos jours, on distingue encore Thomas Young , le pre-mier qui a ouvertement professé le protestantisme ; John Williams, sous la république, qui, tour à tour, semontra partisan et ennemi de la royauté ; et enfin Accepted Frewen, fils d’un ministre puritain, qui dépensaquinze mille livres à réparer les ravages que la cathédrale avait soufferts pendant le protectorat.

Nous avons déjà dit qu’à la prière de Paulin, Edwin, pour remplacer le petit oratoire construit en bois, oùil avait reçu le baptême, fit commencer autour un édifice de plus vastes dimensions ; mais les murailles en étaientà peine élevées lorsque ce roi mourut, et ce ne put être ainsi que son successeur Oswald, mort en 642, quiacheva la nouvelle église. Elle présentait, dit Bède, une forme quadrangulaire, disposition qu’offraient vraisem-blablement toutes les églises saxonnes, et n’était sans doute qu’une bien chétive construction, puisqu’elle tom-bait déjà en ruine du temps de Wilfrid, élu évêque en 669. Il résulte, en effet, du témoignage d’Eddius , quiécrivait vers 720, que les poutres de la toiture étaient alors pourries, les murailles dégradées, les fenêtres dé-garnies de vitraux, de sorte que l’intérieur de l’église était exposé à toutes les intempéries de l’air et servaitde refuge aux oiseaux. Wilfrid , qui ne fut pas seulement un prêtre éminent, mais qui possédait encore, commetous les autres prélats de son époque, des connaissances en architecture , et bâtit les églises de Ripon et deHexharn, dont la grandeur et la richesse firent naître l'admiration de ses contemporains; Wilfrid déploya beau-coup de zèle dans la restauration de sa cathédrale. Il consolida les murailles, rétablit la charpente du toit qu’ilrevêtit de plomb, remplaça les vitres des fenêtres et blanchit les murailles (*).

En 741, le monument réparé par Wilfrid devint la proie des flammes. Quelques années après, l’archevêqueEgbert en entreprit la reconstruction, terminée seulement sous son successeur Albert, dont la mort eut lieudix jours après la consécration de l’édifice. La direction des travaux avait cette fois été confiée à Eanbald, qui,plus tard, fut élu évêque et devint célèbre sous le nom d’Alcuin . Il a laissé dans un de ses ouvrages (**) ladescription de la basilique dont il avait doté sa ville natale : il la dépeint comme étant d’une hauteur considé-rable, soutenue par des colonnes et des arcades, couverte d’une voûte et percée de larges fenêtres.

Depuis ce moment et pendant près de trois siècles, on ne trouve plus de documents historiques relatifsaux changements et aux réparations qui durent avoir lieu à la cathédrale ; mais il est à croire que, de mêmeque les autres églises, elle eut cruellement à souffrir des ravages exercés par les Danois durant cet intervalle.

En 1069, les habitants de la Northumbrie ayant sollicité l’assistance de ces féroces guerriers pour secouerle joug que faisait peser sur eux Guillaume le Conquérant, une révolte terrible éclata. La garnison normande ,réfugiée dans le château d’York , y fut assiégée par les alliés. Forcés alors de démolir les maisons voisines quigênaient leur défense, les Normands eurent recours au feu pour les détruire; mais l’incendie qu’ils avaientallumé, s’étendit bien au delà des limites dans lesquelles on voulait le contenir ; il anéantit la plus grandepartie de la ville, et l’église métropolitaine fut enveloppée dans la ruine générale.

Peu de temps après ce malheur, Thomas, chanoine de Bayeux et chapelain du roi, fut nommé archevêque.Grâce à ses efforts, la cathédrale se releva de ses ruines plus vaste et plus élégante que jamais ; mais cette èrede prospérité ne dura pas ; la malheureuse église fut de nouveau détruite par un incendie effroyable, qui con-suma eu même temps l’abbaye de Sainte-Mary et trente-neuf églises paroissiales.

Les successeurs de Thomas, désireux de rebâtir leur métropole, s’efforcèrent de trouver l’argent nécessaire

(*) .Vaw culmina antiquata tecti dislillaniia, feneslrxque apertx acibus nidificantibus intro et foras volitantibus , et parie-tes incultx omni spurcitia imbriion et avium liorribiles manebant.I'idensque liæcomnia sanctus Pontifex noster ( JVilfridus),secundum prophetam Danielem, « horruit spiritus ejus « in eo quod domum Dei et orationis quasi speluncam latronumfactam cognovit, et mox juxta voluntatem Dei emendare excogitacit. Primum culmina compta tecti rénovons, artificioseplumbo puro tegens, per fenestras introitum avium et imbrium vitro prohibait, per quodtamen intro lumenradiebat. Parietesquoque lava ns, secundum Prophetam , « super nivem dealbavit. » — lita S. IVilfridi Epis. Ebor., auctore Eddio Stephano.

;**) De Pontificibus et sanclis Ecclesiæ Eboracensis.