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Deuxième partie.
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— STYLE OGIVAL DE L’OCCIDENT. —

par rapport au monument, car on connaît aussi le nom d’un chanoine qui a donné deux cents livres parisispour contribuer à son érection, et qui doit sans doute en être considéré comme le fondateur. Ce chanoine s’ap-pelait Pierre de Fayet, et sa statue, qui se trouvait jadis placée dans le collatéral du sud, près du fond de l’apside,a été conservée ; elle est aujourd’hui dans les ateliers du musée de Versailles , d’où on devrait bien la rap-porter à la cathédrale. Cette sculpture représente le pieux donateur, agenouillé entre deux colonnettes, lesmains jointes ; au-dessus de sa tète se déploie l’écusson de ses armes, et un peu en arrière de la figure se litl’inscription suivante :

Ataiatrr pierre 6c fapctdjaitoine bcParis a bonne <EŒ#. parpour aibiera faire resijpstoires etpour les uoBelles ooirrieres <] sutsur le ruerbe céans.

Suivant une disposition qui a été copiée depuis, la partie de la clôture qui existe encore, et qui a 17",70 de lon-gueur, est formée par une muraille ornée, sur sa face extérieure, d’un soubassement décoré d’arcatures, lequelsert de piédestal à une suite de bas-reliefs dont l’ensemble devait former une histoire illustrée de Jésus-Christ .Aujourd’hui, la clôture n’occupant plus que les trois premières travées du chœur, cette histoire est fort incom-plète : les scènes principales y manquent, ainsi la crucifixion, l’ensevelissement, la résurrection. Il n’est pasaisé, au reste, de se rendre compte de l’ordre que présentent les bas-reliefs; ainsi le premier sujet de tous,la visitation , se trouve placé près du quatrième pilier au nord (*), et les sujets se succèdent par ordre chro-nologique. Le dernier de cette rangée, Jésus au jardin des Oliviers, se trouve toucher le premier pilier du chœur.C’est tout le contraire de l’autre côté : les sujets, postérieurs à la mort de Jésus, se dirigent de l’est àl’ouest. Les compositions principales devaient vraisemblablement se trouver vers la partie orientale du chœur.Les renseignements qu’on possède à ce sujet sont fort vagues. Le seul historien dont la description soit anté-rieure aux démolitions de la fin du XVII e siècle, Du Breuil, s’exprime ainsi : « Le chœur de Notre-Dame est« clos d’un mur percé à jour autour du grand autel. En haut duquel sont représentées en grands personnages« de pierre dorez et bien peints l'histoire du Nouveau Testament , et plus bas l’histoire du Vieil Testament avec« des escrits au-dessous qui expliquent les dites histoires (**). » Ce témoignage ne laisse pas aisément devinerquelle était en réalité la disposition de la clôture qui n’existe plus ; mais le passage suivant de la Descriptionhistorique des curiosités de l’église de Paris , imprimée en 1763, et dont l’auteur avait pu recueillir des ren-seignements positifs, vient éclaircir un peu la question : « Avant la construction du nouveau chœur, on voyait« autour de l’ancien chœur, et en dedans, les histoires de l’Évangile et des Actes des apôtres , en statues de« pierre isolées, avec des inscriptions en bas, et au-dessous l’histoire de la Genèse en bas-relief. » Le témoi-gnage de l’auteur dont nous venons de citer l’ouvrage est confirmé en partie par une gravure fort rare qui sertd'illustration à un livre in-folio publié à Paris en 1662, sous le titre de : Ventrée triomphale de levrs majestezLouis XIV roy de France et de Navarre, et de Marie-Thérèse d’Austriche, son espouse, dans la ville de Paris .Cette gravure, qui représente une vue du chœur de Notre-Dame , fait voir qu’il y avait à l’intérieur une déco-ration de sept arcatures encadrant des statues (***). Ces arcatures, qui étaient apparemment découpées à jour, cequ’on ne peut vérifier sur la planche à cause de son imperfection, sont sans doute ce qui a motivé la phrase deDu Breuil. Au reste, la gravure n’indique qu’une rangée de figures, de sorte qu’il faut supposer que les bas-reliefs représentant la Genèse se trouvaient de l’autre côté, à l’extérieur. Il est douteux aussi que les arcatures

(*) Voyez la vue perspective.

(**) Théâtre des ant. de Paris , p. 13, édition de 1612.

(***) Cette gravure montre également qu’il y avait à l’intérieur du chœur, au-dessus des stalles, une voussure formée de petitsdais, dans le genre de celle qui couronne la partie méridionale de la clôture.