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Première partie - troisième partie.
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6o COURS D’ARC HIT E CT U RE

Livre III. plus large de leur epaiíseur , & par conséquent fur le plus foible,ouChap. I. par ignorance ou par avarice , c est à dire pour épargner quelquespicces de bois dans chaque travée.

L’autre est qu'ils ont espacé les mêmes soliveaux l'un de l’autresoliveau* es P a- à une distance égale à toute leur hauteur : Ce qui fait que ces inter-C ez àaistances ega- V alles étant quarrez ont beaucoup de grâce ; Et toute autre pratiquefcroit vicieuse:Car un plus grand éloignement affoibliroit les plan-chers , & un moindre couperoit par trop le mur fur lequel ils por-

tent.

Nous pouvons encore facilement comprendre que la premiere deniere p a re pmduit m ies ces maniérés a produit la figure de l’entablement de l’Ordre Don-

ïntabiemens Dorí- q ue . £ t la seconde celle de l'Ordre Ionique. Car dans la premiere,ks ioniques. la sablière aííìse sur le mur fait l’Architrave , les testes des soli-veaux passants au dessus font les triglyplies, & leurs intervalles fontles métopes, comme les bouts des petites forces donnent la figure desmodillons. Dans la seconde, la sablière fait l’architrave, les testesdes poutres espacées de loin en loin & recouvertes d’une planchemarquent la frise toute niie , le soliveau veu de son long sur le murmarque une des mouchettes de la corniche , &; les bouts des che-vrons font les denticules.

Ou l’on peut connoistre par quelle raison Vitruve a dit que lesvfuTqueYes modìi modifions appartiennent a l’Ordre Dorique & les denticules à l’Ordre^YcfdcYicuie^io- Ionique , & qu’il ne falloit jamais mettre les denticules au dessousveutpasqu'iîl íoient des modifions dans un même Entablement : parce que dans un mê-dans une même cor- Nie toict , l'on ne sçauroit point faire passer des chevrons qui re-preíentent les denticules , fous les jambes de force qui font lesmodillons.

Premiers Temples Ce qui méfait dire en passant que les premiers Temples des An-îttoits ™™ petUS& ciens estoient petits ou du moins fort étroits, puisqu’ils pouvoientêtre traversez dans leur largeur par des soliveaux passants d’une seu-le piece , & que ce ne fût qu’à celuy de Diane à Ephese , que l’oncommença à leur donner plus de largeur, laquelle obligea l’Archi-tecte à une autre efpece de plancher & de couverture. Nous voionspar les mesures du Temple de Salomon qu’il n’estoit pas fort spa-cieux , quelque chose que Villalpande en puisse dire ; Et l’on a mê-me été long-temps persuadé que la petiteste & l’obscurité des lieuxsacrez , servoit a donner du respect & de la crainte à ceux qui s’enapprochoient.

Nous pouvons encore voir dans les mêmes constructions, pourtruve r condanme fitielle raison Vitruve, au même chapitre, ne veut pas que l’on metten * godillons ni denticules dans les corniches des frontons : parce,niches des frontons. dit-il,que ni les chevrons ni les forces , ne font tournez que versles flancs où costez de la longueur du bâtiment & jamais vers lesfaces de devant où de derrière, fur lesquelles seules on eleve des pi-gnons qui nous rcpreíentent la figure des frontons ou frontispices,

ou